dimanche 28 février 2010

FADA _ Chanson - Création "La caresse du clown" à l'atelier à spectacle de Vernouillet (28)

Vendredi 05 Février 2010 / 21h_Samedi 06 Février 2010 / 15h30_Samedi 06 Février 2010 / 21h

C'est à Bordeaux qu'est né le groupe Fada, de la rencontre entre quatre instrumentistes virtuoses et un poète militant.
Le quatuor pratique un groove intello-sensoriel, sur fond de polyrythmique funky, plus proche des constructions d'un Steve Coleman que des boucles ressassées en vigueur dans le «fonque» français.


La batterie de Vincent Sauve est sèche, nerveuse, précise. La basse de Benoît Lugué ronronne en se jouant des chausse-trappes, le Rhodes, piano de Xavier Duprat injecte un esprit ouvertement seventies, tandis que le saxophone de Denis Guivarc'h virevolte entre lyrisme contemporain et swing bop.

Marco Codjia, c'est le slammeur du groupe. Il ne se sert pas de la musique, il l'épouse. Loin de prendre le pas sur les instrumentistes, il se pose au contraire en véritable cinquième musicien, un jazzman qui échange et improvise avec les autres. Sa voix raconte, dénonce, chante, enchante, et ondule entre les arabesques des instrumentistes.

La fusion est totale !

http://www.myspace.com/fadamusic

Une très belle soirée, une très belle rencontre, un moment d'échange formidable.

Rose-Esther par Jérémy Cazes.


mercredi 17 février 2010

Rose-Esther Guignard: le théâtre dans le sang!

Immigrée en France à l’âge de 13 ans, Rose-Esther Guignard est entrain de réaliser son rêve d’enfance dans toute sa plénitude, celui de monter sur la planche et de sentir libre comme le vent. Apres avoir remporté deux prix pour le monologue ‘’Tezin’’, inspiré d’un conte haïtien que ses parents lui racontaient alors enfant, Rose-Esther entre au Conservatoire d’Art Dramatique Erik Satie à Paris ou elle prépare une formation de comédienne qu’elle compte boucler avec les plus grandes distinctions. Très attachée a son ile natale Haïti ou elle espère un jour monter sur les planches ou faire du cinéma avec ses compatriotes, la jeune comédienne s’est confiée à Kitelmache.net à travers 5 questions.

Kitelmache.net : Rose-Esther Guignard, parlez-nous un peu de vous ?

Rose-Esther: J’ai commencé à faire du théâtre l’année où je suis arrivée en France c’est-à-dire en 1998. J’avais 13 ans et demi. Je suis allée un mois à Saint-Rémy de Provence et j’étais pendant la période du Festival d’Avignon. J’ai donc découvert le théâtre et le cinéma en plein air. Le premier film que j'ai vu c’était Dis- moi que je rêve de Claude Mouriéras. A la fin d’une pièce de théâtre que je venais de voir, je suis montée sur scène. J’ai commencé à jouer la comédie et à danser. C’est à partir de là que j’ai voulu en faire mon métier.
Au début de l’année scolaire 98, ma mère m’a inscrit au Cercle Laïque de Dreux avec Jean-Pierre Dubreuil et j’en ai fait pendant 7 ans et 1 an avec Jonathan Dos Santos qui à été élève au Conservatoire de Théâtre du Centre de Paris. En même temps, je faisais de la danse et même une année de chant lyrique. J’ai eu de l’aide pour préparer mes concours d’entrée au conservatoire de théâtre par Florence Barikosky, Jean-Pierre Dubreuil et Jonathan Dos Santos. Je suis comédienne en deuxième année du conservatoire de théâtre Erik Satie à Paris…

Kitelmache.net : En tant qu’haïtienne d’origine évoluant en France, quelles ont été, jusqu'a présent, les difficultés auxquelles vous avez du faire face pour mener à bien votre carrière artistique ?

Rose-Esther: J’ai du travailler très dur. D’une part, la première fois que j’ai passé mes concours de théâtre, dans un des conservatoires on m’a dit : « Mademoiselle, on ne vous comprend pas quand vous parlez. Il faudra faire une école spécialisée, revenez l’année prochaine ». Où encore « vous avez tout ce qu’il vous faut mais travaillez votre diction et revenez l’année prochaine.
L’année suivante, mon professeur de théâtre d’aujourd’hui Daniel Berlioux m’a donné ma chance. Il m’a dit qu’il n’y avait pas de cours de diction dans ce conservatoire mais que si j’étais prête à travailler de mon côté, il était prêt à travailler avec moi. J’ai du faire plus d’un an d’orthophonie pour travailler ma diction. Je dois me battre ! Car, il est vrai, qu'il n'y a pas de place pour les acteurs de type africain dans le monde du cinéma en France, et c'est dommage. Mais je sais que ça y arrivera un jour et il faut être patiente.

Kitelmache.net : Quels ont été jusqu’ici les grands moments dans votre carrière de jeune comédienne ?

Rose-Esther: D'avoir été sélectionnée à un concours pour représenter la Région Centre au 60éme Festival de Cannes 2007. J’étais invitée par le Ministère de la Jeunesse et des Sports pour le 26éme Prix de la Jeunesse. Ca n’a pas été simple. Pour être sélectionnée, j’ai écrit une lettre de motivation, ainsi qu’un texte de quatre pages, sous forme d’un dialogue, exprimant mon rapport au cinéma et aux films, à travers le thème de la lumière.
Ensuite, j’ai eu deux prix pour ma création Tézin aux Deuxième Pressions de la scène à l’atelier à Spectacle de Vernouillet : Le coup de cœur de la FNAC : 200 euros en bon d'achat et Le coup de pouce de l'Atelier : 2 jours de résidence artistique. Tezin est un conte populaire traditionnel qu’on me racontait lorsque j’étais enfant en Haïti. A partir de ma mémoire, j’ai d’abord écrit le texte avant de l’apprendre et de le mettre en scène…C’est l’histoire de Mélina qui rencontre le poisson Tézin en allant puiser de l’eau à la rivière…

En Octobre 2007, j’ai réussi mon entrée au Conservatoire du 7éme arrondissement à Paris. Puis en 2008, j’ai mon troisième prix pour ce même conte : Prix de la Meilleure Œuvre Originale au 12éme Rencontres du Jeune Théâtre à Savigny-sur-Orge. En avril 2008, j’ai joué sur la scène du célèbre théâtre Marigny à Paris, avec ma classe d’art dramatique.

Kitelmache.net : Quel impact votre carrière artistique peut-elle avoir sur la communauté haïtienne à Paris ?

Rose-Esther: J’aime bien entendre à la TV, à la radio ou dans les journaux, lorsque des Haïtiens réussissent dans leur carrière artistique : Mimi Barthélemy, Anthony Kavanagh…Dany Laferrière, Raoul Peck… Je me sens fière de mes origines, ce petit pays toujours en lutte pour s’en sortir. Je pense que pour tout haïtien c’est important de pouvoir être fière de ses origines. Aujourd’hui je suis Franco-Haïtienne mais mes racines sont en Haïti.

Kitelmache.net : Vous êtes très jeune, comment voyez-vous la suite de votre carrière ?

Rose-Esther: Je veux faire du théâtre et du cinéma. Je pense que nous pourrons faire tomber toutes ces barrières qui étouffent la création théâtrale et cinématographique. J’ai vu des anglais jouer Molière mais jamais de noire, même en costume contemporain ! J’ai encore un an d’étude au conservatoire. Dès que je peux je fais des figurations ou des petits rôles au cinéma, je suis à l’affut de tout ce qui touche le milieu artistique, veux réussir et j’y crois.


Propos recueillis par djecee djecee@kitelmache.net / http://kitelmache.net/

samedi 30 janvier 2010

Quelques images de mon séjour aux Cayes en Haïti.

«Je viens d'un pays où le Merveilleux n'est pas un élément savant, mais bien une des composantes historiques de la sensibilité et de l'ensemble de la culture même du peuple haïtien.» René Dépestre


A port-Salut_Mer Caraïbes.

Port-Salut: Restaurant et plage_Mer Caraïbes en Haïti.

« Si je ne me raisonnais à certains moments, je crierais à qui voudrait bien l’entendre qu’Haïti est le plus beau et le plus ravissant pays du monde et que les Haïtiens représentent un peuple beau, grand et magnifique. (...) » Jean Métellus – Haïti une nation pathétique


Rose-Esther_Très Expressive.

Retour au pays natal...Vacances en Haïti...2009

Comme vous voyez, je suis encore très impressionnée par notre voyage en Haïti. C’est vrai que c’est un pays vraiment étonnant. C’est vrai aussi, que par rapport au nombre d’habitants, il y a une grande quantité d’artistes et d’écrivains.




Quelques expressions.

Quelques images de mon voyage en Haïti l'été dernier avant le seïsme.


Premier jour en Haïti: Diquini à Port- au- Prince.

Chez Rose-Marie (une amie Haïtienne) à Diquini à Port-au-Prince.

Premier amour, de Samuel Beckett, par Sami Frey au théâtre de l'atelier- Paris.

Le comédien a mis en scène et interprète la nouvelle "Premier amour" de Samuel Beckett au théâtre de l'Atelier à Paris.

L'histoire: « J'associe, à tort ou à raison, mon mariage avec la mort de mon père, dans le temps.
Qu'il existe d'autre liens, sur d'autres plans, entre ces deux affaires, c'est possible.
Il m'est déjà difficile de dire ce que je crois savoir. » Samuel Beckett

Théâtre - Création: PlayGround Compagnie " Le Grand Projet " à l'atelier à Spectacle de Vernouillet (28).

Documentaire théâtral pour 5 comédiennes et 24 interviewés

Avez-vous un grand projet ?
Pour vous, qu'est-ce que travailler ?
Pour vous, qu'est-ce que jouer ?

En partant de ces trois questions, cinq comédiennes nous livrent, entre autobiographie et fiction, leurs souvenirs, leurs rêves et leurs questionnements. Elles se racontent, s'inventent d'autres vies, se projettent, jouent. On les voit devenir enfant, nuage, mère, femme d'affaire, caissière, poupée, Bérénice, vieille… A ce jeu scénique vient s'ajouter un jeu filmé sous forme d'interviews. Les trois mêmes questions étant posées à des inconnus, des passants, des jeunes, des vieux… Ainsi les réponses des comédiennes et des interviewés croisent et se font échos.
Et là surgissent d'autres questions : Est-ce un réel documentaire ? Les interviewés jouent-ils aussi ? Sont-ils les seconds rôles de cette pièce ? On ne le saura pas. Qu'est-ce qui est vrai dans tout cela ? Notre liberté d'imaginer …

Le scénario, l'histoire en elle-même et les jeu des comédiennes m'ont plu et j'ai bien accroché.

Théâtre - Création: Cie de l'ange "Exercices de Style" à l'atelier à Spectacle de vernouillet le mercredi 2 Décembre 2009.

L'exercice consiste de la raconter 99 fois sans que ce soit jamais la même ! Quel style !
Ce texte de Raymond Queneau, est un condensé de poésie, une truculence du langage et aussi une difficulté pour les acteurs qui sont tout au long de la pièce sur le fil du rasoir. Mais la Compagnie de l'ange, menée par Pierre-Marie Escourou relève le défi !
Cette prouesse linguistique et un pur divertissement proposé par Pierre-Marie Escourou !

Superbe spectacle, une soirée fort agréable.Bonne continuation à vous.

Marc Jolivet: Deux Invitations pour voir " Mon frère l'ours blanc " à la salle Gaveau.


PRODUCTION HAPPY SHOW

Merci encore pour cette magnifique rencontre et d'échanges.

http://www.marcjolivet.fr/

mercredi 28 octobre 2009

«La Reine des poissons» est un conte traditionnel d'Haïti, adapté, conté et chanté par Mimi Barthélémy.

3 gouttes, ressusciter les morts, secourir les vivants…

Ce soir là, j’ai beaucoup échangé avec Mimi Barthélémy, c’est une femme très généreuse, exceptionnelle, avec un grand cœur, quelqu’un qui déborde d’émotion. Elle m’a donné envie de continuer de croire à mes rêves, d’être fière de mon pays. J’ai beaucoup voyagé à travers ce conte, j’étais la plus heureuse du monde, mon cœur, mon corps ont vibré. Ma tête débordait d’énergie. Les chansons et la belle voix de Mimi qui passe du grave à l’aigu, m’ont emportées dans ce pays rempli de rêves.

«La Reine des poissons» est un conte traditionnel d'Haïti, adapté, conté et chanté par Mimi Barthélémy.

Un pêcheur malchanceux et mal marié est séduit par la «femme-thazar» ou reine des poissons qui l'aime: elle fait sa fortune par des pêches miraculeuses mais l'épouse malade exige pour être sauvée de manger un court-bouillon fait de «femme-thazar». Dormilis a donc trahi sa bienfaitrice et il la repêche expirante mais elle lui prédit la naissance de jumeaux dotés d'instruments magiques.

À peine nés les jumeaux partent à l'aventure et se séparent en jurant de voler au secours l'un de l'autre grâce au message de leur bouteille d'eau magique. Ti Yaya, de son côté, sauve la belle Immacula du monstre à sept têtes (et mille ventres et cent gueules) qui garde le fleuve. Ce monstre exigeait que la princesse soit sacrifiée pour sauver à nouveau le pays de la soif. Dûment récompensé de son exploit, Ti Yaya épouse la princesse et lui chante sa fidélité mais non sans remarquer qu'il n'y a plus de jeunes gens dans le pays. On lui explique qu'ils ont tous été enchantés et perdus par une étoile bleue. Au lendemain de ses noces, le héros part donc dans la forêt, démuni à son insu de ses armes magiques...

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« La Reine des poissons » de Mimi Barthélémy le 10 octobre 2009 à St Germain en Laye.

Mimi Barthélémy et la Compagnie Ti moun Fou ont présenté « La Reine des poissons »

Mimi a écrit cette version d’un conte de tradition orale d’Haïti. Elle l’interprétait et elle était accompagnée à la guitare par Amos Coulanges dans l'auditorium de la médiathèque de St Germain en Laye (78)

Ce conte merveilleux se termine par le mariage mystique du pêcheur Lormilis avec la divinité féminine de la mer, "La reine des poissons" nommée parfois "La femme Thazar"et par le mariage des jumeaux du pêcheur, Ti Yaya et Ti Yéyé avec Immacula et Immaculée, les deux filles du roi du pays. Ce conte chanté plonge ses racines dans la tradition orale du vodou haïtien.

Mimi Barthelemy et Amos Coulanges ont reçu en 1989 pour l’interprétation de ce conte le prix de la Francophonie d’Acteurs d’Evry.

Retrouvez l'agenda complet de Mimi Barthélémy sur www.mimibarthelemy.com

William Sheller à l'atelier à Spectacle de Vernouillet (28)Vendredi 25 Septembre 2009 / 21h

C'est la troisième fois que William Sheller vient à l'Atelier à spectacle, la scène régionale de Dreux agglomération. Après 1994, puis 2005, il revient cette année avec Solo.

Seul au piano face au public, William Sheller aime ce contact si particulier. « C'est une rencontre, une veillée, un spectacle. Et je peux raconter d'où viennent les chansons, dérouler le fil rouge ». Inclassable, anachronique, fils spirituel de Mozart et de Lennon, William Sheller échappe à tous les cadres. Depuis son plus gros succès au piano-voix Un homme heureux, il a déroulé son art. Trente ans de tubes dont à la fin des années 70, Rock'ndollars, son célèbre « Donnez-moi madame s'il vous plaît du ketchup pour mon hamburger » et de pop songs symphoniques. Un répertoire construit sur la base d'une excellente formation classique pour celui qui place au même niveau Stravinsky, les Beatles et Pierre Boulez.

Fils d'un musicien de jazz américain avec une famille maternelle baignant dans le milieu du théâtre et de l'opéra, William Sheller accompagne ses parents aux Etats-Unis et fréquente les plus grands jazzmen. De retour à Paris, il découvre les spectacles de l'Opéra Garnier. Musicien classique, il apprécie très vite les Beatles et entre dans un groupe de Rock puis, la rencontre avec Barbara va être déterminante pour sa carrière.
Alors qu'il vient de sortir un nouvel album Avatars (un avatar était dans la mythologie
hindouiste l'incarnation de la divinité suprême sur terre), William Sheller rêve d'écrire un opéra.

Sheller en solitaire. C'est l'occasion de découvrir un artiste éclectique qui fait de ses créations musicales un savant mélange de musique classique et de sons pop. Un univers à part entière.



Actrice de complément dans "A main nue" produit par KOMETA films et réaliser par Stéphane Lemoustier et Guillaume Forestier.

Synopsis

Dans le bus, Dina est une nouvelle fois sous l’emprise incontrôlable de la volonté de ses mains : malgré elle, sa main se met à caresser la main d’un inconnu, Luc. Celui-ci traduit cette attitude comme une avance, et tente d’établir un contact plus poussé avec Dina.


http://kometafilms.com/a-main-nue.html



mercredi 7 octobre 2009

Tézin, Raconté pour la première fois sur une scène en Haïti

Présentation de ''TEZEN", au « Dimanche en Poésie », à la Bibliothèque Étoile Filante.
(Photos: Florance Rezeau)
Tézin sous la pluie, tout le monde sur la scène, pas de places pour bouger, pas d'accessoires, juste un micro... et moi-même...

Rose-Esther joue Tézin sans les accessoires
Sans les accessoires encore moins de mouvements scéniques habituels liés à sa représentation,(...). Partageant la scène avec le public sous la pluie,(...). FR

Présentation de ''TEZEN", au « Dimanche en Poésie », à la Bibliothèque Étoile Filante.

3) Dimanche 30 Août: Vue de l'assistance
Présentation de ''TEZEN", au « Dimanche en Poésie », à la Bibliothèque Étoile Filante.
(Photos: Florance Rezeau)
Florance est journaliste,comédienne, entrepreneure,présentatrice du JT de 19h sur la Télévision Nationale d’Haïti et chroniqueuse a www.kitelmache.net-En plus, elle enseigne la Diction Française au Département de Communication de l’Université de Port-au-Prince.

La mère de Rose-Esther au premier rang

Échanges de vues avec les Membres de « l'Atelier Création Marcel Gilbert » de la Bibliothèque Justin (BJL)


2) Samedi 29 Août 2009: Ma mère en plein écoute...
Échanges de vues avec les Membres de « l'Atelier Création Marcel Gilbert » de la Bibliothèque Justin (BJL).

Rose-Esther GUIGNARD, au Vendredi Littéraire et aux Bibliothèques Justin Lherisson et Etoile Filante en Haïti.

Salut

Le Centre d’Arts et de Culture d’Haïti (CACH) a le plaisir de vous informer qu’il présente, la jeune Comédienne d’origine haïtienne, Mademoiselle Rose-Esther GUIGNARD, au Vendredi Littéraire et aux Bibliothèques Justin Lherisson et Etoile Filante ce week-end.

Le Centre profite donc de l’occasion pour vous inviter à venir découvrir le talent de cette Jeune comédienne qui est en troisième année de théâtre année au Conservatoire d’Art Dramatique au 7éme arrondissement d’Erik Satie (75 Paris), France.

Cordialement,

Jean JOSEPH,
Professeur de Philosophie et Musicien,
Responsable du Centre d'Arts et de Culture d'Haiti (CACH)
Tel: (509) 34211622 / 35856894

mardi 6 octobre 2009

TEZIN EN HAÏTI , ETE 2009.

Émission à la radio nationale, Magik 9

Toussaint Jean-François (journaliste) à la radio Magik 9

jeudi 30 juillet 2009

Voyage surprise de Pierre Prévert, critique de Rose-Esther

Voyage irréprochable et sans itinéraire

Madame et Monsieur,

Êtes-vous prêts à vous installer dans la salle numéro 1, attention j’ai bien dit numéro 1, dans le cinéma Le Dragon. Mettez-vous bien à votre aise dans le fauteuil de votre choix et ouvrez grand vos yeux et vos oreilles.

Laissez vos pupilles briller dans cette fameuse salle obscure. J’allais oublier, aujourd’hui, vous allez vivre le plus formidable des voyages.

Pour cela, n’oubliez pas de faire vos bagages et surtout de prendre votre maillot de bain car ça va chauffer. Au menu des rencontres extraordinaires, un petit déjeuner sur l’herbe, des courses poursuite et vous aller adorer ça, jouer la comédie pour la reine, vous défouler dans un château, une fameuse boite à outil qui contient… ? A vous de le deviner !!! Vous allez voir la mer en vrai et vous n’en croirez pas vos yeux car nous vivons tous en 1948, des routes infinies, des paysages grandioses. Des aventures inoubliables. Allons-y pour ce fameux « Voyage Surprise » et à vous de découvrir la suite… Voyage surprise de Pierre Prévert.

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Rencontre (Débat) avec Alain Guiraudie

Le film a été sélectionné au Festival de Cannes et à eu un grand succès. Ce n’est pas un film provocateur, sulfureux… C’est un film qui a beaucoup évolué. Il n’était jamais allé aussi loin dans l’écriture du scénario.

Il y a une sorte d’humour qui fait qu’on accepte les scènes provocantes « scènes d’amour » et même dans les dialogués on retrouve de l’humour. C’est très important et ça dénonce pas mal de choses. Ce n’est pas un film provocateur mais qui bouscule le spectateur. Chacun doit trouver sa place dans la vie et assez vite où ça bouscule. Tout le monde doit trouver sa sexualité : y compris les vieux, les jeunes, les jolies jeunes filles.

Quand Alain Guiraudie, a vu « La Graine et Le Mulet », il a dit que ce rôle c’était pour Hafsia Herzi. Dans ce film, elle a un rôle de princesse, d’une blanche, non le rôle d’une beurre. Ça se passe assez simplement. Elle a très vite aimé le scénario.

Le flic dans le film, c’est un père immoral. Le commissaire est le garant de l’ordre public, c’est une canaille aussi. Il est beaucoup plus bon enfant. On s’est attaché à la qualité de son jeu.

Le Roi de L’Evasion d’Alain Guiraudie

Un film que j’ai pris beaucoup de plaisir à voir. De la sensualité, de la sexualité aux paysages à la compagne.

Le cinéma français fonctionne sur une vingtaine de comédiennes/comédiens hommes et femmes.

Rencontre avec Jacques Doillon (Débat) suite à la projection de Ponette.

Jusqu'à 4 ans, 4 ans et demi, l’âme est ignorée par les enfants.

Conditions de Tournage :

Les dessins sur la mort étaient rigolos et ensuite, les enfants ont parlé de leurs dessins Le tournage à duré 12 semaines, il n’y a jamais eu de demande de la part de Victoire Thivisol , elle était volontaire. 2h de sieste tous les après midi. Elle ne voyait ses parents que les week-ends. Victoire Thivisol jouait Ponette et Ponette n’était pas Victoire. Ce n’est pas un film si simple que ça. L’enfant naturellement est dramatique. Les scènes de fantaisie ont été difficiles pour elle.

3 ans plus tard, Victoire a appelé Jacques Doillon, elle voulait tourner un film lui : « je sais que tu ne peux rien pour moi. Je vais écrire le scenario et on tournera ensemble… ». Elle n’a pas écrit de scénario. Ils n’ont pas fait de film ensemble. Dans le film de 1995, elle avait 4 ans, elle a 19 ans aujourd’hui en Juillet.

Comment s’articulent les pensées des enfants de cet âge, leurs mots, les mots sur les sentiments et réflexions… ?

Après 6 mois passé avec les enfants, tous les jours, il s’est mis à écrire.

2éme étape, il leur lisait le texte car ils ne savent pas lire. Et les enfants le traduisaient pour le dire de leur manière, ils le savaient par cœur et ils le savaient autant que nous. Ils ne sont pas entrain de les jouer. Si on joue des sentiments qu’on ne connait pas, ça ne peux pas marcher.

Pourquoi Ponette ?

Juste chercher un surnom facile. Ce surnom lui est revenu quand il avait 15 ans. Mouchette lui a inspiré.

Comment t’es venu le thème de la mort par les enfants ?

La trouille de la mort. Dans la vie ça arrive. De voir les enfants dessiner la mort et de voir tout ces dessins qui étaient formidables et de discuter avec eux, il n’y avait plus de crainte. Ce tournage est resté complément flou pour Victoire, elle ne se souvient pas aujourd’hui (4 ans).

La religion ? : L’apparition de la mère à la fin.

Il fait apparaître la mère à la fin du film pour ne pas laisser cet enfant dans son impasse, il ne peut pas faire autrement, sinon, il abandonne cet enfant à la solitude. Il fallait que celui-ci passe du côté de la vie.

Rencontre avec Jacques Doillon dirigé par Thierry Méranger du Cahier du cinéma suite à la projection « jouer avec Ponette » de Jeanne Crépeau.

Nous sommes très heureuses d’avoir cette rétrospective ici, c’est une vraie chance.

Ponette

Un enfant, peut-être vertueux assez vite, il a joué. C’est des gens que l’on a envie de filmer. A partir du moment qu’ils ont envie de jouer avec eux même et le réalisateur. Le travail peut commencer.

Victoire, 3 ans et demie. La frontière entre les comédiens et non comédiens lui parait un peut artificielle.

Gerald Thomassin est un immense acteur. Un acteur qui est lui, qui joue, qui est dans cette situation là. C’est comme s’il ne savait pas ce qu’il va faire. Cette chose là est peu fréquente.

Jacques Doillon accompagne l’histoire, il part de faits divers quand il commence à écrire, il ne sait pas la fin.

Tourner, c’est d’abord aimer une femme grace aux acteurs qui sont là. C’est très amusant de tourner quand on se laisse la liberté. Les comédiens donnent quelque chose. Revenir à l’écriture et gommer des choses. C’est revenir au piano, ce n’est pas effacer.

La fatigue de l’acteur :

Ne peut se souvenir comment on doit se tenir, à quel place se mettre. La 17éme prise, ce n’est pas la 17éme prise mais une prise nouvelle. Sinon ce n’est pas la peine d’en refaire une autre en sachant qu’on va laisser tomber celle-là d’avant. Tourner c’est essayer le changement.

Jacques Doillon cinéaste de terreur. Il se débarrasse de la terreur qui l’habite lors du tournage. Les mots, on les a repris, on a retourné la phrase. On est dans le sensible. Ça se fait bien plus avec le système nerveux plutôt que l’intelligence.

Réalisateur, cinéaste…Il est cinéaste, acteur du film.

Ponette :

Très douée cette enfant, très dramatique, elle n’avait aucune difficulté mais dans les scènes de comédie, ca n’a pas été facile pour elle.

« Dieu tout puissant : 23 prises, il a gardé la prise quand elle pleure ».

Il n’y a jamais eu de difficulté avec elle. Elle a toujours fait les sentiments qu’il y a dans le film. Tout ce qu’il a demandé a viré au dramatique car ses parents se séparaient. Ça l’a beaucoup aidé à faire ce film, le samedi et dimanche, elle pouvait voir ses parents. Les scènes de douleurs étaient faciles à faire jouer.

Quand on sort d’une tournée il y un soulagement mais le désir d’y retourner tout de suite.

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Festival International du Film de la Rochelle 2009 37 éditions du 26 Juin au 6 Juillet.

Présentation du festival

Le Festival International du Film de La Rochelle, c'est une histoire d'amour à trois entre une ville au début de l'été, un public curieux et enthousiaste, et des films venus du monde entier.

Créé en 1973, le Festival International du Film de La Rochelle a fêté ses 35 ans en 2007.

En 2008, 263 films ont été présentés à 73 882 spectateurs au cours de 387 séances sur 14 écrans.

J’ai découvert des multiples films qu'on ne voit jamais ailleurs, les rencontres étaient riches : comme des Rencontre avec Jacques Doillon, Alain Guiraudie … dont j’ai pu échanger par rapport à leur film.

Très bon Festival et vous pourrez découvrir la suite de mes aventures parmi ces pages entre mes rencontres, les films que j’ai beaucoup aimés et l’écriture. J’ai vu 21 films en 6 jours donc 3 à 4 films par jours. J’ai pu voir des films de Joseph Losey, des frères Prévert,…

http://www.festival-larochelle.org/