"Lève-toi et step"
Vendredi 09 Septembre 2011 / 19h
Bonjour, Rose-Esther GUIGNARD." Comédienne, conteuse et danseuse, Rose-Esther Guignard est une artiste à l’énergie communicative, qui aborde son métier comme un art total où se mêlent le théâtre, la danse, le chant et le récit." Pour en savoir plus voici mon site internet:http://rose-esther.com/site/ ou https://www.facebook.com/rose.esther Bonne visite à tous.
(...)Pendant ces quelques jours passés à Bussang, je me suis sentie dans un autre monde, j’ai fait des rencontres merveilleuses dans ce lieu idyllique… Les deux pièces « Le brame des biches » et « Grand fracas issu de rien » m’ont beaucoup fait rêver. J’avais l’impression d’être dans un autre monde, un monde magique, merveilleux. Ces deux représentations au Théâtre du Peuple m’ont enchantée.
J’ai vu « Le brame des biches » le 18 août. Le montreur de gens m’a beaucoup impressionné par le rythme de son langage. Je n’ai pas vu passer ces 2h30 portée par l’écriture de ce texte à la fois sensible et drôle et qui mélange plusieurs styles.
C’est vraiment grandiose d’avoir autant de personnages sur scènes : des amateurs, professionnels qui tiennent leurs rôles jusqu’au bout. On ne voit pas de décalage.
Une des choses qui m’a beaucoup captivée c’est de voir les personnages prendre du recul par rapport à eux-mêmes, analyser le monde qui les entoure. Une vie. Leurs vies, je l’ai vécue avec eux jusqu’à la fin, dans chaque tableau, avec vivacité. C’est vraiment admirable de voir comment vous avez mis tous ses acteurs en scène. Je me suis demandée en sortant de la salle mais comment il a fait ça et combien de temps il a pris pour faire cette mise en scène. C’est énorme. J’étais vraiment heureuse d’être venue au Théâtre du Peuple cet été. Ça valait vraiment le détour, cette découverte.
Le 19, j’ai vu « Grand fracas issu de rien ». Il n’y a pas meilleur que l’inattendu. L’ouverture était époustouflante, cette voix de la soprano résonne encore en moi et me fait tressaillir. Les percussions m’ont émerveillée. Ce que j’ai le plus apprécié c’est la surprise continuellement: les personnages sont toujours là où on ne les attend pas. Le chant avec différents timbres et intonations, la jonglerie, la musique, les corps nous entrainent dans un monde magique. Je me suis vraiment laissé emporter et envahir de partout par toutes ces sensations, le merveilleux, le rire, le souffle des personnages. J’ai beaucoup aimé l’exploitation de la profondeur dans les différents plans. Les effets, les jeux sur les différentes profondeurs m’ont estomaquée à tout moment.
Je pense que c’est mieux d’avoir vu les deux spectacles deux jours différents, ça m’a permis de prendre un peu de recul, de distance, pour pouvoir mieux les savourer et me laisser porter par la poésie dans ces deux pièces (...). Rose-Esther Guignard


Rose-Esther Guignard : "Tézin"Conte haïtien
Photo de Gilles JUHEL...
voici les liens pour le site de la mairie avec le programme:
« Bussang a cette particularité qu’il doit intéresser des gens qui ne vont au théâtre qu’une fois par an, ici : il doit donc être à la fois exigeant et n’exclure personne », résumait le metteur en scène Pierre Guillois, lors de la première, jeudi.
L’écriture a été confiée à une femme, Marion Aubert, une première en 116 ans d’existence de cette scène. Il s’agit de l’épopée à la fois glorieuse et misérable de l’industrie textile au XIX e siècle dans les Vosges, portée par une quarantaine de comédiens professionnels mais aussi amateurs, locaux, l’une des traditions du Théâtre du Peuple.
Mis en abîme par un conteur et un « chœur » qui racontent la pièce dans la pièce, le spectacle retrace la vie du village vosgien à cette époque. Les intrigues convoquent, pêle-mêle, rudesse du travail à l’usine, hystérie de la femme du patron, vanité des potentats locaux. Il est aussi question de l’homosexualité ou du socialisme naissant.
La pièce ne déroge pas à la règle de Bussang : l’ouverture de deux portes monumentales en fond de scène qui laissent entrer la forêt environnante comme décor naturel, un moment très apprécié par les spectateurs.
« Derrière une faconde ludique et brillante, je voulais donner aux spectateurs les multiples dimensions de ce texte : mélodrame social, pièce féministe, œuvre baroque et naïve ou fantaisie érotique », explique le metteur en scène, qui livre sa « dernière pièce à Bussang », après six saisons à la tête du théâtre.
La pièce, qui fait la part belle à l’humour, tranche avec les précédentes créations de Bussang, dont la noirceur avait parfois dérouté le public.
Le Théâtre du Peuple a été fondé en 1895 par le poète Maurice Pottecher, oncle du célèbre chroniqueur judiciaire Frédéric Pottecher. Enfant du pays, le fondateur souhaitait rassembler dans son fief une société villageoise autour d’un projet de « théâtre et de partage » : aujourd’hui, Bussang reste un lieu résolument populaire.
« Cette idée de théâtre populaire est toujours là : il faut une lisibilité, quelque chose d’unique dans un lieu unique », souligne Pierre Guillois, qui a également mis en scène le deuxième spectacle de la saison, Grand fracas issu de rien, dont les représentations commenceront en août. « Ce sera un cabaret qui réunit des artistes aux métiers variés et complémentaires qui vont produire une série de numéros dont une des vertus doit être de nous impressionner », promet le metteur en scène.
Entre 20 000 et 25 000 spectateurs se pressent chaque année à Bussang, généralement avec couvertures et coussins pour affronter le froid et l’inconfort légendaire des bancs. La plupart sont des habitués des lieux, car le virus de Bussang se transmet « de génération en génération », affirme Pierre Guillois.
Soirée hypnotique emportée par des artistes insensés capables du merveilleux comme du rire ! Théâtre, chant, acrobatie s’amourachent et s’enlacent pour mieux nous faire vaciller. Ici un jongleur des mots, là une hystérique soprano, là-bas un athlète assez costaud. Tous s’en donnent à cœur joie, exhibent leur faconde, leur talent, leurs biscotos. Ils visent le vertige, cherchent les frissons, quêtent l’ébahissement, l’étourdissement. Seuls les comas ne sont pas garantis !
Avec des textes de Valère Novarina, des airs de Purcell, Gounod, Berstein… sur des anneaux, barre fixe et cheval d’arçon, ces artistes virtuoses vous promettent un cabaret fou et périlleux, un moment suspendu dans l’atmosphère enchanteresse du Théâtre du Peuple
"Dans une étonnante scénographie virtuelle, le comédien Dominique Parent dit avec brio des textes pataphysiques de Valère Novarina. Sa prouesse vocale répond à celle d'un gymnaste ou d'une soprano." Aurélien Ferenczi, Télérama


EPOS 2011 Vendôme
du 25 au 31 juillet 2011.
le lien vers le site du Clio: http://www.clio.org/-Programmation-.html
Et aussi ...
Du 18 au 31juillet 2011
Une exposition de photos de conteurs
"EPOS, le festival qui conte..."
à la Bibliothèque de Vendôme (Parc Ronsard)
