samedi 9 juin 2007

Rose la Future Star

Ce jour-là vous ne pouvez pas imaginer : j’avais l’impression d’être dans un autre monde, d’être quelqu’un d’autre, enfin bref, d’être une star. Des photographes surgissaient de partout et j’avais juste le temps, par moment, de voir des flash par-ci et par-là. Mademoiselle vous êtes jolie, resplendissante, magnifique, votre robe est très jolie. Quelle beauté même vos cheveux vont avec la couleur de votre robe…Je suis tombée sur un triangle de photographe qui m’ont fait tourner un peu en bourrique « moi d’abord, je l’ai vue d’abord, par ici, par là, souriez, tournez-vous comme ci comme ça, soulevez légèrement la tète, tournez légèrement à gauche … » Il suffisait que je fasse un pas et hop j’étais photographiée et il y en avait dans tous les coins de la rue. J’avais une copine avec moi : Célia et elle en avait marre de rester avec moi. Elle m’a dit : « la prochaine fois que je vois un photographe, je te laisse seule … ». Enfin, nous sommes arrivées au Palais du Festival et nous nous sommes installées et nous n’osions plus bouger. Il y a un touriste qui passait par là et qui m’a dit : « Mademoiselle, je suis touriste, est-ce que je peux prendre une photo avec vous ? ». De l’autre côté, vers la rue, je voyais des photographes qui me fusillaient encore avec leurs appareils. Il y a Monsieur Antoine SO qui passait par là, qui a pris quelques photos et qui nous a invitées à une soirée africaine…


Nous avions quand même environ 2 h d’avance car le rendez était à 21 h devant l’Office du tourisme. Les autres sont arrivés petit à petit et nous avons commencé à nous amuser, à faire des photos de nous et du groupe…Notre quart d’heure de gloire est arrivé et nous allions enfin monter les marches, les 60 ensembles. Nous avons monté les fabuleuses, les légendaires marches rouges. C’est un souvenir inoubliable. Mon cœur s’est mis à battre à une telle vitesse, j’étais heureuse d’être là avec eux tous, quelle palpitation : C’était mythique, irréel, féérique, fictif, fantastique, prodigieux, incroyable, extraordinaire, étonnant, surnaturel, vrai, fabuleux, les mots ne sortent plus de ma bouche c’était inexprimable. C’est un moment à vivre et à partager.
Nous sommes allés voir The Man From London « L’Homme de Londres » de Béla Tarr dans le Grand Théâtre Lumière. C’est un film de 2 h 12, il faut s’accrocher si on veut aller jusqu’au bout. Pendant la séance il y a des gens qui sont partis, qui dormaient ou qui sifflaient ou encore qui applaudissaient. Il parait que lorsque les cannois n’aiment pas un film c’est comme ça. J’avais S qui était à coté moi qui tapait sa tête sur ses genoux et d’autres qui me disaient « tu veux sortir ? »…A la fin il y a une voix dans la salle qui a dit : « Oh c’est nul », ça m’avait un peu choqué mais c’est comme ça à Cannes. C’est vrai que c’est un film avec peu de dialogues, de nombreux plans très, très longs, parfois fixes, parfois noirs car c’est un film en N/B.



Persepolis (Pleasure Factory) de Marjane Satrapi, Vincent Paronnaud, à la compétition officielle, Grand Théâtre Lumière



Synopsis
Téhéran 1978 : Marjane, huit ans, songe à l’avenir et se rêve en prophète sauvant le monde. Choyée par des parents modernes et cultivés, particulièrement liée à sa grand-mère, elle suit avec exaltation les évènements qui vont mener à la révolution et provoquer la chute du régime du Chah. Avec l’instauration de la République islamique débute le temps des «commissaires de la révolution» qui contrôlent tenues et comportements. Marjane qui doit porter le voile, se rêve désormais en révolutionnaire. Bientôt, la guerre contre l’Irak entraîne bombardements, privations, et disparitions de proches. La répression intérieure devient chaque jour plus sévère. Dans un contexte de plus en plus pénible, sa langue bien pendue et ses positions rebelles deviennent problématiques. Ses parents décident alors de l’envoyer en Autriche pour la protéger. A Vienne, Marjane vit à quatorze ans sa deuxième révolution : l’adolescence, la liberté, les vertiges de l’amour mais aussi l’exil, la solitude et la différence

Vincent Paronnaud Marjane Satrapi

http://www.festival-cannes.fr/index.php/fr/archives/film/4434938

Après le film pour quelques uns d’entre nous, nous sommes retournés à la Maison Des Associations pour s’habiller car on avait déposé nos affaires le matin au cas où l’on n’aurait pas le temps de rentrer à l’hôtel.



Mercredi 23 Mai 2007: rencontre professionnelle avec Juan Eveno (Digimage)

Troisième rencontre professionnelle avec Juan Eveno (Digimage), qui va nous faire découvrir aujourd'hui tous les mécanismes de la post- production et les secrets du "numérique". Un moment fort instructif pour nous, on a pu entendre l'avis d'un professionnel, notamment sur le devenir de la pellicule.

RENCONTRE AVEC
JUAN EVENO
DIGIMAGE




Il y a différents moyens de tournages aujourd’hui : le numérique et le HDV. On est confronté au choix des producteurs, qui est budgétaire. Le budget d’allocation est le prix du tournage. Il faut être conscient qu’il y a un vrai gappe technologique c’est-à-dire 7 cameras. Pour un fondu enchainé, il fallait au minimum 48, aujourd’hui, on peut gérer l’ouverture de l’image. Les outils d’étalonnage aujourd’hui sont extrêmement puissants. La captation nous permet une grande diversification.


Ce matin je me suis réveillée un petit peu en retard et de plus j’ai raté la navette car il y a eu un problème de clef. Nous sommes trois dans la chambre et nous avons deux clefs : ce n’est pas toujours facile mais il faut faire avec. J’étais donc un petit peu en retard pour la rencontre et je n’ai pas vraiment réussit à accrocher car j’avais raté le début. J’étais un peu perdue et plein de points d’interrogations me sortaient de part et d’autre. J’ai monté les marches pour la premières fois de ma vie vers 16h pour Persepolis. Je ne peux pas vous dire si j’avais des émotions car je ne me souviens pas. Juste je sais qu’une fois de plus mon rêve se réalisait. Il y avait Faïza, Jean-Marie, Kevin, Alex, Célia…Arrivée au Grand Théâtre Lumière je ne peux pas vraiment vous décrire la salle, il faudrait la voir. Les chaises étaient resplendissantes, il faisait frais, on était bien installé dans un confort total…

UN CERTAIN REGARD : « MISTER LONELY » DE HARMONY KORINE

SYNOPSIS

Mister Lonely, sosie de Michael Jackson (DIEGO LUNA), gagne sa vie dans les rues de Paris. Au cours d’une représentation, il tombe sous le charme d’une superbe « Marilyn Monroe » (SAMANTHA MORTON) ; elle lui propose de l’accompagner dans les Highlands écossais où vit une incroyable communauté de sosies : Abraham Lincoln, le Petit Chaperon Rouge, les Stooges, la reine d’Angleterre, le Pape, Madonna, Buckwheat, Sammy Davis Jr… Mais aussi la fille de Marilyn, Shirley Temple, et son mari, Charlie Chaplin (DENIS LAVANT), personnage sombre et manipulateur… Tous ensemble ils préparent leur premier spectacle.

Voici la liste des films que j’ai vue ce jour-là, à la Projection-rencontre-débat.

1. ça s’voit direct (réalisé en 2004)
2. Hôtel-Motel (réalisé en 2005) de Sara Forestier
3. La petite fille sous l’Océan, de Nathalie Gireaud (Film sélectionné le 27 Avril 2007) Prix du Jury-Festival Télésorbonne et le 28 Avril 2007, au Festival avalanche de bobines ...
4. Avec le soutien de défi jeune : Défier la Tristesse ordinaire et l’or dérisoire
Chevalier errant au sud de l’amour d’Antoine Fromental
5. Nautilus de Michel Vignaud, écrit par Massinissa Hocine (Auteur-Comédien)
6. Images vivantes d’Antoine Boureau
7. L’AM ENPVE DENO (Courts-métrages, clips, pub), Minimum overer’ve(13min hors des sentiers :Cybèle Thomas Biso
8. Noël au Rabis
9.Dear Moon de Aubry Nae ’’EA
10. Deaf Soon
11.
Finaly Princinpio+Marking off de David Minguez

Mardi 22 Mai 2007: Rencontres professionnelles avec Laure Gardette (chef monteuse

Deuxième jours de Rencontres professionnelles avec Laure Gardette (chef monteuse) Nous avons découvert le parcours particulier de Laure Gardette et la sensibilité de son métier de chef monteuse. Elle a, entre autres, travaillé sur le film Caramel, sélectionné à la Quinzaine des réalisateurs 2007. Aujourd’hui c’est à mon tour de faire mon reportage sur cette rencontre car chaque jour il y a des groupes qui font des rempotages soit en allant voir des films soit en filmant la rencontre professionnelle. Vidéo en vue sur France5 le 20 Mai 2007.

RENCONTRE AVEC
Laure Gardette
Chef monteuse

(« Caramel » de Nadine Labaki, « Pardonnez-moi » de Maïwenn Le Besco…)

Elle a eu la chance dans son parcours de rencontrer des professeurs incroyables, depuis qu’elle est toute petite, et qui ont détecté chez elle une sensibilité à l’image. Dès le collège, son professeur de Français l’a dispensé des cours de grammaire et la mettait au fond de la salle pour faire des choses avec des images … C’est un peu la particularité dans son parcours. Elle a fait peu d’assistanat. Elle ne sait pas pourquoi mais elle s’est dit : j’ai envie de monter et elle s’est acheté une table de montage. Elle a monté comme ça les films de ses copains ainsi que beaucoup, beaucoup de courts-métrages. Ce n’est pas en faisant du cinéma qu’elle gagnait sa vie, elle s’est dit que c’était le moment de faire un assistanat. Elle a rencontré une grande monteuse qui a compris sa demande et à qui elle doit énormément de choses : c’est Nelly Quettier. Il y a eu aussi l’avènement du virtuel et elle s’est formée aussi grâce à des connaissances. Ces liens qui se créent c’est précieux, extrêmement précieux et en plus c’est agréable. Il y a des affinités qui se créent. Les réseaux se mettent en place et c’est toujours super agréable de cheminer, de se trouver sur des projets. Ce qui l’a le plus formé, c’est le court-métrage. Certains réalisateurs de courts-métrages sont passés au long-métrages et l’ont alors sollicitée. C’est le cas, par exemple, du film de Maïwenn Le Besco « Pardonnez-moi ». C’est grâce aux court-métrages qu’elle est passée aux long-métrages.
Après le tournage, à l’étape du montage, le monteur joue un rôle essentiel pour toute la suite du film. Elle a eu de la chance que les producteurs lui fassent confiance.

Question : Vous accompagnez le réalisateur, vous l’assistez, en fait, vous êtes un peu son psychologue finalement, pendant la durée du montage ?
Un monteur s’adapte forcément à la personnalité d’un réalisateur. On rentre dans son univers, on connaît ses failles, ses forces. Elle choisit en fonction de chacun des réalisateurs, la façon dont elle chemine. Dans tous le processus de création, elle remarque qu’au début, ils sont omniprésents et que petit à petit, ils lâchent prise. Il y a un triangle entre elle, le réalisateur et le film et à un moment donné, elle sent qu’on lui fait confiance.


« C’est aussi mon rôle que de transmettre mes compétences et mes expériences à quelqu’un. » LG
Cet après midi c’était assez difficile, il fallait faire le montage et il faisait très chaud. Au début nous avons laissé la fenêtre et la porte ouverte mais au bout d’un certain temps il fallait fermer la porte car il y avait de la musique et un autre groupe qui faisait son montage. J’ai eu une place pour aller voir « Persepolis » de Marjane Satrapi, Vincente Paronnaud. L’un des organisateurs m’a dit : « comme il dit tu as supporté Baptiste toute la journée, voilà une récompense pour demain ». Car en effet, on devait être deux pour la rencontre de ce matin, mais je me suis retrouvée seule : cela m’était égal, je suis là pour apprendre … et je devais assister à la Projection-rencontre-débat sur les aides à la création qui avait lieu de 17 h à 20 h, au Logis des Jeunes de Provences. Bien que le montage prenne beaucoup de temps (c’était très difficile de choisir les séquences car il y avait beaucoup de choses intéressantes), j’ai eu la chance de pouvoir y aller … Nous avons vu une douzaine de court-métrages, je crois, et j’ai aussi découvert les deux court-métrages de Sara Forestier : « ça s’voit direct » avec Sabrina Ouazzani et le rappeur Disiz La Peste (réalisé en 2004), et « Hôtel-Motel » avec Tom Riley et Sara Forestier (réalisé en 2005). Elle vient de terminer le tournage d’un troisième film qui sera un moyen métrage de 30 minutes. Ensuite, à 22 h 30, je suis allée voir « Mister Lonely » de Harmony Korine à « Un Certain Regard », Théâtre Claude Debussy. On était éclaté de rire …

Vers 00 h 30, j’ai pris une navette en direction de Vallauris pour une soirée qu’Antony D avait organisé à la Vida. En arrivant là-bas j’ai vu Olivier Berlemont, producteur (les films au long cour), qui était étonné de me voir à Cannes. J’ai aussi rencontré Julien Guetta, le réalisateur du court-métrage « Le vacant» avec Jean-François STEVENIN où j’étais stagiaire en régie l’été dernier…C’était vraiment un endroit de rêve avec piscine, les paysages étaient magiques et au loin, dans la pénombre, on voyait la mer ainsi que les bateaux illuminés qui se reflétaient sur la mer. Il y avait toutes sortes de personnes. J’ai dansé un peu avec Florence A ainsi qu’avec les amis qu’elle m’avait présentés. Soirée inoubliable et indescriptible.

Photos de la montée des marches d'Angelina Jolie et Brad Pitt...


« Am Ende Kommen Touristen » (et puis les touristes) de Robert Thalheim, à un Certain Regard, Théâtre de Claude Debussy

Synopsis

Sven arrive à Auschwitz pour y effectuer son service civil. L'une de ses tâches consiste à s'occuper d'un survivant du camp de concentration, Krzeminski, un vieil homme buté qui traite le jeune Allemand avec un mélange d'arrogance et d'impatience. Heureusement, la relation naissante avec l'interprète Ania permet à Sven de supporter le quotidien - jusqu'à ce que le jeune homme commence à comprendre combien le passé et le présent sont inextricablement liés à Auschwitz, aujourd'hui Oswiecim…



PLOY de Pen-ek Ratanaruang, à la quinzaine des réalisateur, Théâtre Noga Croisette


Film thaïlandais en couleur, 2007, tous publics

Présentation

« Ploy » est un drame érotique et psychologique qui met en scène trois inconnus enfermés dans une chambre d'hôtel. Un léger soupçon dégénère en jalousie, quand l'apparition d'une jeune femme provoque des conséquences dévastatrices pour un couple marié.


Lundi 21 Mai 2007:Rencontre avec Bruno Hedebert et Fabienne Servan-Schreiber

Aujourd’hui c’est notre première rencontre professionnelle avec Fabienne Servan-Schreiber et Bruno Hodebert (producteurs). Bruno Hodebert, nous a permis de découvrir tous les mécanismes de financement de la production et Fabienne Servan-Schreiber, nous a expliqué avec passion les astuces de la production, à la télévision comme au cinéma.


RENCONTRE AVEC :

Bruno Hodebert :
Producteur

(Bernie, L’Origine du Monde)

Coordinateur des études de l’ESEC

et

Fabienne Servan-Schreiber,

Productrice CINETV

(Fiction et Documentaire TV, cinéma)

(Jean De La Fontaine, La Pompadour)



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UM RAMO (UN RAMEAU) de Juliana Rojas, Marco Dutra

COURTS MÉTRAGES / SHORT FILMS
BRÉSIL
2007 - Première mondiale - 15’ - Couleur - 35 mm
VO Portugais


SYNOPSIS : Clarisse découvre qu’une petite feuille pousse sur son bras droit.

Juliana Rojas & Marco Dutra


« XXY » de Lucia Puenzo, à la Semaine internationale de la critique à l’espace Miramar.


Concourt pour la Caméra d’or
ARGENTINE / ESPAGNE / FRANCE
2007 - Première mondiale - 1h30 - 35mm - Couleur
VO Espagnol


SYNOPSIS :
Alex, une adolescente de 15 ans, porte un lourd secret. Peu après sa naissance, ses parents ont décidé de quitter Buenos Aires pour aller s’installer sur la côte uruguayenne, dans une maison en bois perdue dans les dunes.
C’est là qu’un couple d’amis venus de Buenos Aires vient leur rendre visite accompagnés d’Álvaro, leur fils de 16 ans. Le père, un spécialiste en chirurgie esthétique, a accepté l’invitation en raison de l’intérêt médical qu’il porte à Alex. Une attirance inéluctable naît entre les deux ados qui va tous les obliger à affronter leurs peurs ...
Des rumeurs se répandent dans la ville. On commence à dévisager Alex comme si c’était un monstre. La fascination qu’elle exerce risque désormais de devenir dangereuse.

Lucía Puenzo

Dimanche 20 Mai 2007

60ème Festival de Cannes du 20 au 27 Mai 2007
26e Prix de la Jeunesse


Arrivée à la gare de Lyon, il pleuvait et faisait froid. Départ de la Gare de Lyon à 9 h 34 en direction de Cannes. Le voyage s’est très bien passé et je n’ai pas vu le temps passer. J’ai admiré le paysage et j’ai fais de la lecture : j’ai relu les échanges qu’on avait eu sur internet avec les autres « 60 à Cannes ». Ainsi que le livret d’accueil du Prix de la Jeunesse. J’ai lu les « cahiers du cinéma »et le magazine « Studio » spécial Cannes (tout le programme du festival).

Arrivée à la gare de Cannes il y avait deux personnes qui nous attendaient, j’ai fait la connaissance de Sandra Carpentier et Lucas Fillon. L’une qui nous a accompagné à la Résidence Pierre et Vacances, 6 rue de la Verrerie, 06150-Cannes la Bocca (Maeva) pour rejoindre Emmanuelle COULON WILLIOT et Olivier HEBRARD nos encadreurs, qui nous ont donné les clefs et les plannings.


J’étais dans la chambre 762, 7e étage avec Nathalie Giraud et Anu Kaaja. J’ai pris l’ascendeur et arrivée la haut : on croyait se trouver dans un labyrinthe…J’ai frappé à la porte. Une jeune fille est venue m’ouvrir avec un grand sourire, c’était Nathalie, elle s’était déjà mise à l’aise et en tenue d’été. Nous avons commencé à sortir des choses et autres de notre valise et à se les montrer, à rigoler et nous avons fait connaissance tout de suite. Dans l’instant qui a suivi, c’était comme si on était déjà chez nous. Puis, très vite, nous étions déjà dehors à chercher à manger. Ensuite nous avons pris une navette pour Cannes. C’est ainsi que nous avons rencontré deux asiatiques qui ont commencé à nous parler en Anglais… Il faisait drôlement chaud et il y avait plein de monde sur la plage et, enfin arrivées, nous sommes est allées au Palais du Festival au stand kodak où Nathalie devait voir des amis…

Mon rêve se réalise, je me retrouve à Cannes, il y a plein de monde ce n’est plus la vue à la télé ou dans les livres mais ma propre vue.

Nous avions rendez-vous à 19 heures à la Maison des Associations, nous étions en avance, donc nous nous sommes installées dans un petit parc à côté : il y avait des joueurs de pétanque qui sont venus nous embêter et petit à petit les autres invités ont commencé à arriver et nous sommes allées faire connaissance avec eux : Célia DEFOI, Sandra IQUI …

Les organisateurs nous ont donné toutes les informations et après il y a eu un pot. Avec Célia, Laura …nous sommes allées à l’espace Miramar pour 22 h 30 pour voir XXY de Lucía Puenzo précédé de UM RAMO de Juliana Rojas, Marco Dutra.

Nous nous sommes promenés dans Cannes et je me croyais dans un rêve, la nuit était belle et la ville aussi.
Retour à la réalité, nous avons pris le bus pour rentrer et nous étions serrés comme des sardines et le chauffeur continuait à faire monter les gens en disant de reculer encore jusqu’au fond alors que nous n’avions déjà plus de place pour respirer.

vendredi 8 juin 2007

Qu’est-ce que Cannes ?

Avant de commencer à vous raconter mon séjour,
Semaine inoubliable, il n’y pas de mots pour le dire, des moments exceptionnels, intenses…


Cannes c’est … le plus grand marché du film du Monde, les Stars, la foule, le paparasis, les fans, les photographes, les rencontres inoubliables, les films, les salles avec la climatisation à fond, le train infernal que j’entends les soirs et matins de ma chambre d’hôtel, les décolletés plongeants, les robes transparentes, les différentes soirées pour tous les goûts et tous les soirs, les grands hôtels (Carlton…), les restaurants, les maux de pieds pour ceux qui ont trop marché et en plus avec des talons, les ampoules, des rires et des pleurs, les piscines dans les hôtels , les fenêtres avec vue sur la piscine et la mer, le monde de la nuit et ses ambiances, être seul à certains moments, les rencontres professionnelles, la fatigue, tout le monde bien stressé, tout le monde qui a trop chaud, les voitures, se perdre dans Cannes, faire la queue comme au parc d’attractions, des invitations pour les films en compétitions, mal au fesses, hôtel***, les paupières lourdes, les pieds gonflés par des ampoules mal soignées, le plaisir de voir des films, des stars et, tout simplement, d’être là, intact, être réveillé à 5h du matin par ton colocataire qui était parti faire la fête, rencontrer Michael Moore dans les toilettes, Pedro Almodovar dans les rues de Cannes en sortant d’une soirée, rencontre avec Sara Forestier

Mon texte: DE LA CIOTAT A CANNES…


Nat et Arti se retrouvèrent pour la soixantième fois au festival de Cannes. Ils n’avaient pas pris une ride, toujours le même plaisir, la même énergie. Après s’être amusés quelques temps à éblouir les stars qui montaient les célèbres marches, ils s’installèrent confortablement sur un coin de tapis rouge, dans un salon du Palais des Festivals, et là, ils commencèrent leur activité favorite lorsqu’ils se retrouvaient dans ce lieu mythique : faire marcher leur mémoire, remémorer leurs souvenirs. Ils ne s’en lassaient jamais tellement leur aventure avait été merveilleuse.
Cette fois-ci, c’est Nat qui commença :
- Tu te souviens Arti, ce jour où nous avons collaboré pour la première fois ?
Arti sourit en sentant les larmes lui monter aux yeux. C’était toujours pareil, à chaque fois qu’ils évoquaient ce jour, il se laissait envahir par l’émotion.
- Comment veux-tu que j’oublie un tel moment ? C’était il y a déjà plus de cent ans, mais pour moi, c’est comme si c’était hier, les frères Lumière nous avaient capturés, et nous étions effrayés, nous nous demandions ce que nous allions devenir. C’est toi, qu’ils avaient d’abord attrapé, ils t’avaient utilisé pour impressionner la pellicule de quelques films…
- Eh oui, comme la célèbre « arrivée d’un train en gare de La Ciotat ». C’est la projection d’un de ces films qui nous a unis pour la première fois. J’avais impressionné ce film, et toi, avec ton rayon de lumière artificiel, tu le projetais pour la première fois sur l’écran blanc. C’est à ce moment là que le cinéma a été crée…
Arti lui coupa la parole
- Ah, cette première naissance du cinématographe, le 28 décembre 1895…le Grand Café, boulevard des Capucines… Je me souviens des spectateurs qui se couchaient sous leur siège persuadés que cette locomotive monstrueuse allait les écraser…C’était la première émotion cinématographique !

Nat revoyait avec nostalgie tous ces films tournés au cœur de journées ensoleillées, en lumière naturelle optimale. Les films étaient peu sensibles à cette époque, six à huit Asa, les studios étaient des verrières pour capter le maximum de lumière. Il se souvenait de toute la lumière qu’il avait diffusée à travers les vitres du studio de Georges Méliès dans sa propriété de Montreuil, pour le tournage de « Voyage dans la lune » et soudain, il se mit à rire.
- Qu’est-ce qui t’amuse Nat ?
- Je me rappelle de Méliès qui bricolait ses trucages qui furent en fait, les premiers effets spéciaux au cinéma. Les choses ont tellement changées depuis !
- Quand on pense que c’est parce que la lumière était plus importante sur la côte ouest, que Hollywood s’est crée en Californie en 1908 ! C’est là que sont apparus les grands réalisateurs comme D.W. Griffith, Cecil B DeMille… Tu étais le roi dans ce temps là, ton rayonnement naturel était indispensable, moi, je ne servais qu’à la projection…
- Oui, mais tu t’es bien défendu après… répondit Nat.
Et il pensa au moment où grâce à la technique, la lumière artificielle vint renforcer la lumière solaire et comment Griffith, en 1922, fit de son film « les deux orphelines », une dramatisation lumineuse. C’était le début de la légende d’Hollywood : Charlie Chaplin, Buster Keaton, Lillian Gish, étaient les héros de cette époque avec des films comme « la ruée vers l’or », « Le Mécano de la General » ou encore « Le voleur de Bagdad » avec Douglas Fairbanks,
de Raoul Walsh.
Tout à coup, Arti s’exclama :
- Eh, Nat, le cinéma expressionniste en Allemagne ! Quelle époque, j’étais partout à la fois ! J’en ai éclairé des films ! Je me souviens de Murnau qui me travaillait comme de la matière, mon rayon de lumière devenait la « pâte » de l’image. Dans ces films, la lumière créait une véritable « stigmmung » comme ils disaient, nous on dirait une atmosphère lumineuse.

Le visage de Nat s’assombrit, comme il s’était ennuyé à cette époque ! L’éclairage artificiel avait fait tellement de progrès qu’on ne filmait presque plus qu’en studio ! La mobilité de la lumière lui donnait sa force, elle était plus facilement maniable que l’architecture des décors et elle pouvait modifier leur apparence. En plaçant la lumière en dessous de la surface à filmer, les cinéastes pouvaient donner à certaines images, des accents contrastés et criards, des ombres très nettes. Ils pouvaient aussi, selon la direction de l’éclairage, rendre des objets saisissables concrètement, tandis que d’autres semblaient être poussés hors de l’écran pour disparaître en arrière-plan. Nat se souvenait de ses rares apparitions comme dans « Nosferatu le vampire » de Friederich Wilhelm Murnau en 1922. Lorsqu’il éclairait le visage du héros Hutter, celui-ci semblait serein, par contre, l’éclairage artificiel dans le château était fait de façon à accentuer les traits des visages et les rides de Nosferatu comme si une lumière spectrale animait ce château.
- Nat, tu rêve ou quoi ? Moi je me souviens qu’avec mes grands faisceaux lumineux intégraux issus de grands projecteurs, je déposais des lumières dures et criardes dans « Metropolis » de Fritz Lang en 1927. Mes puissants rayons divisaient l’espace avec une qualité plastique anguleuse.
Tu sais, ajouta Arti, le rayonnement esthétique de l’expressionnisme a été fondamental dans le cinéma ! Il a été le modèle d’une expressivité lumineuse absolue pour les plus grands cinéastes du monde.
Nat le savait bien, et c’est ça qui l’attristait, il y avait joué un si petit rôle! Par-contre il avait constaté que ce rayonnement avait voyagé jusque dans le cinéma soviétique. Il se souvint de cette scène dans « Alexandre Nevski » d’Eisenstein en 1938. Pendant que les teutons apparaissent dans des tenues blanches terrifiantes, les russes ont des tenues de gris nuancés qui paraissent plus chaleureuses. En même temps, les éclairages, par leurs contrastes et les angularités, donnent des visages patibulaires aux teutons. Au contraire, la douce lumière en demi-teinte, arrondie les visages russes et les rendent humains.
Mais aussitôt, il se souvint du tournage de « l’Aurore » avec Murnau qui avait fuit l’Allemagne à la montée du nazisme. Quel bonheur il avait éprouvé en éclairant les scènes extérieures comme celles sur le lac, ou celles de la ville. Avec quelle émotion il avait réalisé la lumière de l’aurore qui triomphait des ténèbres en accomplissant le destin de l’Homme et de la femme. Charles Chaplin disait qu’avec « L’aurore », Murnau avait porté le cinéma muet à son point de perfection absolue, et François Truffaut, que c’était l’un des plus beaux films du monde. Nat se redressait, il était fier d’avoir participé à cette merveille. Après, il y avait eu des grands films où ils avaient collaboré étroitement. Nat interrogea Arti :
- Arti, tu te souviens d’ « Autant en emporte le vent » avec Clark Gable et cette toute jeune starlette encore inconnue : Vivien Leigh ?
- Comment oublier ces grands films tournés dans des paysages grandioses ? Moi, j’aimais bien sortir des studios pour être complémentaire de la lumière solaire. Quelle aventure toute cette machinerie qu’il fallait transporter ! Nat, tu te rappelles de ces grands westerns d’avant la guerre : « La chevauchée fantastique » de John Ford en 1939 ou encore « La Charge fantastique » de Raoul Walsh en 1941. Toute la luminosité des ciels immenses, les couchers de soleil...

En se remémorant ces souvenirs, Arti songea à toutes les stars qu’il avait côtoyées. Il commença à raconter ses exploits :
- C’est grâce à moi qu’il y a eu l’âge d’or des stars à Hollywood ! Comme les expressionnistes, on tournait en studio, avec des éclairages qui auréolaient la star. « Chantons sous la pluie », ce film de 1952, de Stanley Donen et Gene Kelly, qui raconte la naissance du cinéma parlant, montre bien la hiérarchie qui s’était alors installée entre les acteurs. Les chefs opérateurs inventèrent l’éclairage trois points : d’abord on installait une lumière principale centrée sur l’acteur, puis une lumière d’ambiance, de face, derrière la caméra pour compenser les contrastes, chasser les ombres, et enfin, une lumière de derrière qui détachaient les acteurs du fond. Dans cette grande période de star-system, la lumière devait mettre en valeur le visage et la chevelure de la star. On peut dire que Lilian Gish a été la première star. Les stars avaient leur éclairagiste personnel. Je me souviens de Lee Garmes pour Marlène Dietrich et de William Daniels pour Greta Garbo, ils gardaient précieusement le secret des trames ou des tulles pour diffuser ou adoucir la lumière sur leur visage. Je devais leur obéir au doigt et à l’œil, pas question de prendre une seule initiative personnelle ! Pour certaines stars, il fallait même aussi parfois respecter le bon profil.
- Heureusement que la nouvelle vague a balayé tout ça ! s’exclama Nat.
- Moi j’aimais bien caresser les lèvres des stars, faire briller leurs cheveux… Ah, Marilyn Monroe, Grace Kelly, Ingrid Bergman… c’était le bon temps. La nouvelle vague, tu parles… ne pas éclairer du tout, ou le moins possible, quelle idée ! Il faut dire qu’ils étaient un peu fauchés, tes copains Godard, Truffaut, Chabrol, alors un tournage express, pas de grands moyens d’éclairage ça rentrait dans leur budget !
- Tu exagères, Arti, c’est vrai que ces jeunes réalisateurs avaient peu de moyens, mais c’était aussi un choix esthétique de leur part. L’idée était de libérer le cinéma : filmer avec une image d’une simplicité absolue d’éclairage, une lumière ambiante égale en tout point, sous laquelle aussi bien les acteurs que la caméra pouvaient bouger librement.

Il se souvint que Robert Bresson qui avait initié ce mouvement disait: « la beauté du film ne sera pas dans les images mais dans l’ineffable qu’elles dégagent ». Il fallait éclairer les visages le plus naturellement possible, comme le faisait Raoul Coutard pour Anna Karina dans le film de Jean-Luc Godard : « Le Petit Soldat » en 1960. Si les cinéastes de la nouvelle vague refusaient les techniques classiques de l’éclairage, c’est parce que la multiplicité des effets et des sources ne leur semblait pas légitime à l’image. Ils pensaient que la source unique était juste, aussi bien par sa nature que par sa quantité et sa qualité. La lumière était transmise par une fenêtre, une lampe, un réverbère... Pour eux, la lumière ambiante ou source unique était à la fois un critère de simplicité et de vérité. Godard, Truffaut tournaient donc le plus souvent en lumière solaire. S’ils devaient filmer la nuit, ils le faisaient là ou c’était éclairé comme cette scène qui se déroule devant une vitrine de magasin illuminée dans « Le Petit Soldat ».
- Mais, Nat, il faut dire que la technique avait beaucoup évolué après la seconde guerre mondiale : les films, aussi bien en couleur qu’en noir et blanc, étaient nettement plus sensibles, les caméras étaient plus légères et pour la lumière, de nouvelles lampes comme les photofloods et les photospots étaient apparues. Elles avaient tout d’abord servi pour les reportages de guerre notamment, et le cinéma s’en été emparé parce qu’elles étaient moins encombrantes que les gros projecteurs de studio, beaucoup plus maniables, passe-partout. Et du coup, beaucoup de cinéastes, pas seulement ceux de la Nouvelle Vague, sont sortis des studios pour réaliser leurs films.
- Oui, c’est vrai qu’après la Nouvelle Vague, la création cinématographique s’est tellement diversifiée qu’il est plus juste de parler d’auteurs ou de films singuliers, avec plus ou moins d’effets artificiels d’éclairages.
- Tu as raison, Nat, on peut même aller plus loin, et dire que les réalisateurs, avec leurs chefs opérateurs, ont recherché un véritable langage lumineux. Par exemple, en utilisant des décharges ou des flashes lumineux, des clignotements de clarté et d’obscurité, il est possible de créer un sentiment de panique chez le spectateur, comme Bergman dans « Persona », Godard dans « Alphaville » ou plus récemment dans « Kaïro » de Kiyoshi Kurosawa. Dans son film « Stalker » Tarkovski donne une fonction dramatique insensée à la lumière… Orson Welles utilise aussi cette fonction dramatique et il en fait une utilisation savante dans « Le Procès »: selon les scènes, le visage d’Anthony Perkins est plus ou moins contrasté, et donc, il apparaît plus ou moins angoissé.
Nat, qui aimait particulièrement les ambiances lumineuses des films enchaîna :
- Moi, j’aime la puissance lyrique de la lumière des ciels des westerns ou des grandes épopées de Ford, Hathaway, Walsh ou Preminger, mais j’aime aussi la poésie contemplative dans les films de Mizoguchi ou Ozu et la lumière incandescente du soleil qui écrase le sol jaune de la terre envahie de sable dans le film africain « Yeelen », qui veut dire « La lumière » de Souleymane Cissé.
- La lumière, c’est vraiment un élément essentiel dans un film. Chez Grémillon, Pagnol, Renoir ou Vigo, il y a une palette nuancée d’atmosphères lumineuses subjectives et suggestives qui crée un climat poétique. Ce climat est en même temps intuitif et sensible, et il fait rêver le spectateur…

- Eh ! Arti, regarde ! C’est Monica Bellucci qui est en train de monter les marches avec Daniel Auteuil ! Ouah ! Quelle démarche !!!
- Superbe, sa robe… et tu as vu son décolleté !
Soudain, leurs yeux s’illuminèrent, et comme deux papillons attirés par la lumière, Nat et Arti se collèrent le nez sur la vitre pour admirer les stars monter les marches de ce soixantième festival.

Ma lettre de motivation

Je m’appelle Rose-Esther Guignard, je suis née à Haïti le 18 janvier 1985 et je suis arrivée en France en 1998 : cette double culture m’a naturellement portée à m’intéresser à toutes les cultures.
Je me suis passionnée pour le cinéma, le théâtre, la danse, la musique et tous les arts et j’ai aussi cherché à en rencontrer les acteurs. Ainsi, j’ai eu la chance de pouvoir échanger avec Alain Cavalier, Pierre Arditi, Jean-Claude Gallotta, Yann Tiersen, Gérard Garouste, ainsi qu’avec Antony Cordier et Salomé Stévenin à l’occasion de la présentation de Douches Froides au ciné-clic de Dreux.
Pendant mes trois années d’études secondaires littéraires, j’ai suivi l’option cinéma-audiovisuel qui m’a confortée dans le choix professionnel que je porte en moi et qui me porte depuis toujours: travailler dans le cinéma, devenir actrice. C’est pour cela qu’actuellement, je prépare une formation de comédienne, mais je cherche toutes les occasions pour m’approcher le plus possible du cinéma : j’ai fait des stages sur des tournages en tant que stagiaire en régie, j’ai aussi été stagiaire pendant le festival « Images en Région » pour Centre Image, à Vendôme, en décembre dernier. J’aime participer à des expériences culturelles collectives : tournages de film, travail théâtral pour monter une pièce, participer activement à des festivals, faire des stages… Je m’intègre très facilement à un groupe, à une équipe, je sais m’adapter à différents modes de fonctionnement, aux exigences des réalisateurs, au stress et aux susceptibilités de chacun.
J’apprécie la multiplicité des genres au cinéma, et à priori, tout m’intéresse. Je suis curieuse de découvrir tous les films, tous les réalisateurs que je ne connais pas, les films anciens aussi bien que les films étrangers ou expérimentaux. J’aime l’actrice Nicole Kidman et c’est avec passion que je découvre tous ses rôles dans ses différents films comme « Moulin Rouge », « The Hours »….J’aime aussi des films mythiques comme « l’Aurore » de Murnau, « Chantons sous la pluie » de Stanley Donen et Gene Kelly, « Au hasard Balthazar » de Robert Bresson ou « l’Hirondelle d’or » de King Hu, ou encore les films de la Nouvelle Vague de Truffaut. J’ai découvert avec plaisir les Bollywood, comme « La famille Indienne » de Karan Johar, « New-York Masala » de Nikhil Advani. Je m’intéresse aux films de jeunes réalisateurs comme Gilles Marchand (Qui a tué Bambi, avec Sophie Quinton), Robin Campillo (les Revenants) ou Abdellatif Kechiche (l’Esquive) aussi bien qu’aux grands films plus célèbres comme « Big Fish » de Tim Burton ou « Volver » de Pedro Almodovar… J’aime avoir un regard critique sur ce que je vois, dissocier certains éléments du film pour m’intéresser plus spécialement à tel moment, telle situation, telle image ou partie d’image, pouvoir exprimer mes goûts et mes choix sur des extraits, des plans, la manière de filmer, la mise en scène, l’interprétation des acteurs, le rythme du film, la lumière…
C’est pourquoi j’ai été candidate pour participer au 26éme prix de la jeunesse au Festival de Cannes 2007. Avoir la chance de participer au plus prestigieux des festivals de cinéma est pour moi un bonheur extrême. Chaque année, je m’intéresse avec passion à tout ce qui se passe à Cannes : les films en compétition, les réalisateurs, les actrices et les acteurs… Mon professeur de cinéma-audiovisuel y va chaque année parce qu’il est membre du comité de rédaction des Cahiers du Cinéma et j’ai toujours rêvé qu’il me fasse une petite place parmi ses bagages pour que je puisse l’accompagner.
C’est donc pour moi un rêve qui se réalise.

Pour y participer il nous a fallu constituer un dossier et en voici les conditions :

La sélection des 60 jeunes à Cannes
Pour être sélectionnés, les candidats doivent avoir entre 18 et 25 ans et rédiger un texte de 2 à 4 pages sous forme libre (critique, poésie, chanson, conte…) exprimant leur rapport au cinéma à travers le thème de la Lumière, accompagné d’une lettre de motivation.
En France, ils ont été choisis par les partenaires du Prix de la Jeunesse:
_ Le réseau des Centres régionaux d’Information Jeunesse - CRIJ
_ Les partenaires média: France 5, le Mouv’ et Ciné Live
_ Le Conseil National des missions locales
_ La mission de l’Engagement et de l’initiative des jeunes du ministère
En Europe, ils ont été sélectionnés par les services jeunesse des ministères concernés de chacun des pays membres de l’Union Européenne.

Prix de la jeunesse :


Dans cette aventure, France 5, nous a suivi pendant tout notre séjour. Pour les actualités : http://blog.france5.fr/cannes/index.php/2007/05


jeudi 7 juin 2007

26éme Prix de la Jeunesse au Festival de Cannes 2007

Le Prix de la Jeunesse, c’est quoi ?

Le Prix de la Jeunesse a été créé en 1982 par le ministère de la Jeunesse, des Sports et de la
Vie associative. L’idée d’un jury de jeunes présent au Festival de Cannes, reconnu comme le plus important du monde, est venue de Frédéric Mitterrand. Le but était de permettre à des jeunes cinéphiles d’exercer leur regard critique et leur capacité d’analyse, ainsi que d’exprimer leurs goûts et leurs choix.
Cinq jeunes furent ainsi sélectionnés pour récompenser un film français et un film étranger, choisis parmi les trois sélections parallèles du Festival : la Quinzaine des Réalisateurs, la Semaine Internationale de la Critique, Perspectives du Cinéma Français devenu Cinémas en France puis aujourd’hui Sélection Officielle, Un Certain Regard.
En 1989, le Jury-Jeunes est passé de 5 à 7 membres, et s’est ouvert à l’Europe à travers la Carte-Jeunes. En 1993, le Prix de la Jeunesse était reconnu partenaire officiel du Festival de Cannes.
Depuis 2003, le Prix de la Jeunesse est attribué à un seul film, choisi parmi les deux sélections officielles du Festival : la Compétition et Un Certain regard. Cette même année, a été créé le Prix Regards Jeunes, en relation avec chacune des deux sélections parallèles.


Cette année, pour la 26e année consécutive, le ministère de la Jeunesse, des Sports et de la Vie associative a organisé ce prix dans le cadre du 60e Festival de Cannes, qui s’est tenu du 16 au 27 mai 2007.

Sara Forestier était la marraine du prix de la Jeunesse 2007.

Sélection pour participer aux ateliers et aux rencontres avec les professionnels

Nous, les 60 à Cannes, nous avons été invités au Festival pendant une semaine et intégralement pris en charge par le ministère. Nous avons bénéficié d'une accréditation nous permettant l'accès au Palais des festivals et aux projections, et des animations nous ont été proposées chaque jour :
*tournage d'un reportage autour d'un métier du cinéma,
*rencontre-débat avec un professionnel,
*atelier réalisation/montage,

mardi 8 mai 2007

Sara Forestier et Moi: Salon du cinéma - Parc des Expositions - Paris

Je l'ai rencontrée lors de ce salon et nous avons échangés quelques mots car elle à beaucoup de fans mais aussi un grand coeur...Elle prend un peu de temps pour tout le monde.

Marraine du Prix de la Jeunesse 2007

Cette fois-ci, je pense que je pourrais échanger un peu plus avec elle car, je vais la rencontrer le matin du 26 mai, lors du Festival de Cannes 2007.

Sara Forestier et ses Fans: Quelques autographes