lundi 14 avril 2008

Barbara Carlotti - Les Lys Brisés (2006 - Beggars / Naïve)


Emily Loizeau - L'Autre bout du monde (2006 - Fargo)


Emily Loizeau / Barbara Carlotti en 1ère partie à l'Atelier à Spectacle de Vernouillet (28)

Vendredi 16 Novembre 2007 / 21h

Une belle soirée ''féminine'' en perspective !

Dans le sillage des Olivia Ruiz, Camille, Pauline Croze… Emily Loizeau témoigne de la vitalité de la scène féminine française. Autrice, compositrice, interprète, son premier album « L'autre bout du monde », co-réalisé par Franck Monnet, nous livre sur un ton faussement léger un aperçu de son monde sensible, décontracté et très personnel.

C'est dès l'âge de 6 ans que cette jolie trentenaire s'immerge dans la musique en apprenant le piano « je me destinais à une carrière de pianiste classique. Dès l'âge de 13 ans, j'allais à l'école le matin et au conservatoire l'après-midi. C'était beaucoup de travail et de pression… A 20 ans, j'ai tout plaqué et je me suis orientée vers le théâtre et la mise en scène… Et puis petit à petit, en ressentant le désir d'écrire des chansons, ma vieille passion est revenue ! »

C'est donc derrière son piano, entourée d'un violoncelliste et d'un batteur qu'Emily Loizeau dévoile sur scène ses chansons délicates, poétiques, piquantes à l'humour subtil. Forcement influencée par la musique classique mais aussi par des sonorités plus actuelles, comme la pop et le folk, et par ses origines anglo-française, elle mêle dans son répertoire des chansons en français et en anglais avec des influences allant de Brel, Barbara, Souchon, Gainsbourg, Higelin à Robert Johnson, Nina Simone, Bob Dylan ou Tom Waits.

Entre mélancolie et folie très douce, elle tisse une toile délicate sur laquelle s'égarent des rêves de femmes, des espiègleries d'enfants, des désirs, des faiblesses, des rencontres… Elle croque des tranches de vie inspirées notamment des thèmes de l'enfance et de la mort. L'autre bout du monde c'est le seul endroit où l'on peut rencontrer des choses qui n'existent pas ou qui n'existent plus. C'est un peu mon pays des merveilles à moi..

Ses textes touchants s'accordent avec un grain de voix très country quand elle chante en anglais, et très sensuelle quand elle se met à caresser la langue de Molière. Son timbre aérien, parfaitement maîtrisée, semble se jouer avec bonheur de toutes les difficultés…

Une vraie « découverte » pour tous les amoureux de la chanson !
Emily Loizeau : piano / voix
Cyril Aveque : batterie
Olivier Koundouno : violoncelle

1ère partie
BARBARA CARLOTTI


Avec les chansons élégantes et mélancoliques de son premier album Les Lys Brisés, Barbara Carlotti a infusé un peu de fragilité dans la pop française et distille des chansons sentimentales et suaves, des comptines pop teintées d'ironie fine. Tendresses, franchises, bribes de récit, confidences à mi-voix évoluent dans un environnement musical sophistiqué, rehaussé çà et là de petits sons précis et discrets comme sortis du quotidien…

Une langue, une voix et un regard qui prennent déjà une belle place dans le paysage français…

Barbara Carlotti : voix
Jean-Pierre Petit : guitare
Benjamin Esdraffo : claviers
Sébastien Hoog : basse
Franck Mbouéké : batterie
Olivier Hoste : son
Myriam Chiaramonti : manager.

Gianluca & Massimiliano DE SERIO au Festival du film de Vendôme 2007.

Gianluca et Massimiliano De Serio, nés à Turin en 1978, sont jumeaux. Massimiliano fait un doctorat d'Histoire de la Critique de l'Art à Paris. Gianluca est diplômé en Histoire du Cinéma, son mémoire de fin d'études portait sur João Cesar Monteiro. Depuis 1999, ils ont réalisé plusieurs courts métrages et documentaires, dont Il giorno del santo (2002), Maria Jesus (2003), Mio fratello Yang (2004) et ZAKARIA (2005) qui ont été sélectionnés et récompensés dans les plus grands festivals internationaux.
Mio fratello Yang et Zakaria ont respectivement obtenu le prix spécial du jury au festival de Vendôme 2004 et le prix de la jeunesse en 2006.


http://www.vendome-filmfest.com/RETROdeserio.php

Salomé STEVENIN: LE PRIX D’INTERPRETATION lors de la soirée de clôture au Festival du film de Vendôme 2007.


Festival du film de vendome 2007: La soirée de clôture le 7 Décembre 2007.


PRIX D’INTERPRETATION
Salomé Stévenin pour
Tel père, telle fille de Sylvie Ballyot
Réalisé avec le soutien de : Conseil régional de Provence-Alpes Côte d'Azur, Conseil régional de Languedoc-Roussillon et Conseil général de Seine-St-Denis.

http://www.vendome-filmfest.com/

Vive la France de Serge Bozon au Festival du film de Vendôme 2007

5 décembre 2007
La France

Comment filmer ceux qui se sont perdus dans l’ombre de la victoire ?

Vous êtes vous déjà posé cette question ? Un film de guerre qui passe ce soir au cinéma. Pourquoi ne pas aller le voir et une fois installé, vous vous attendez à voir des cadavres, des blessés, du sang, des gémissements, du sang qui gicle…

Mais, une fois, assis dans cette salle obscure. C’est la surprise et vous n’en croyez pas vos yeux.

Vous vous retrouvez devant un film qui marque l’esprit, des chanteurs en live, des instruments hétéroclites, des chansons qui font vibrer nos cœurs, nos membres. Nous voyageons aux travers des beaux paysages et c’est important parce que ce film se passe intégralement à l’extérieur.

Nous nous projetons aussi dans des claires obscures magnifiques. C’est comme au théâtre, il y a un seul point de vue : frontal. Les paysages sont films sur un seul axe donc cela donne l’impression de voir des acteurs qui sont sur une toile peinte. Ce qui paraît théâtral, ce ceux qui permet à l’acteur de prendre son élan.

Dans ce film, il ya des registres d’acteurs très différents- Des acteurs professionnels et amateurs.

Ce film de guerre en absence de la guerre et d’amour en absence d’amour.

Vous pouvez ressentir une sorte de ressentiment, d’amertume et de regret. Ce film, joue pas mal sur des glissements comme la vedette qui se fait passer pour iun homme et les soldats pour non déserteurs.

La France, un film de Serge Bozon.


http://www.lafrance-lefilm.com/


mercredi 2 avril 2008

"TEZIN": Prix de la Meilleure Oeuvre Originale au 12éme Rencontres du Jeune Théâtre à Savigny-sur-Orge.

Le 29 mars dernier, j’ai reçu le prix de la meilleure œuvre originale à la 12 ème Rencontre du Jeune Théâtre, à Savigny sur Orge où je présentais mon spectacle « Tézin »


Rose-Esther au Théâtre Marigny le lundi 7 Avril 2008 à 20h15.

Je vous invite au spectacle de ma classe du Conservatoire d’Art Dramatique Erik Satie,

Le lundi 7 avril 2008 à 20 h 15

L’entrée est libre

Le théâtre de Marigny se trouve au Carré Marigny, avenue Marigny 75008 PARIS, tout près du Rond Point des Champs Elysées.

Accès, métro : Champs-Elysées Clémenceau, Franklin Roosevelt

Je joue dans deux pièces, deux rôles très différents.

En espérant vous voir, je vous embrasse,

Rose



mardi 1 avril 2008

Mon Portrait par Colomba

http://drawingirl.skyrock.com



mardi 18 mars 2008

Ma création "Tézin" à SAvigny sur-Orge le vendredi 28 Mars 2008 à 20h30.

TEZIN:
Conte Haïtien, que j’ai retranscrit à partir de ma mémoire, l’un des plus célébres contes d’Haïti qu’on me racontait enfant: en allant puisser de l’eau à la rivière, Mélina rencontre le poisson Tézin...

12ème RENCONTRE DU JEUNE THEATRE (avec le soutien de la SACD) Vendredi 28 mars à 20h30, à la Salle des Fêtes

Plusieurs pièces de théâtre ou extraits vous seront présentées tout au long de ces deux jours. Du monologue à l’humour, du classique au contemporain, ces jeunes comédiens issus pour la plupart des grandes écoles du théâtre, vous feront partager leur passion et voyager à travers leurs oeuvres ou celles d’un auteur reconnu. Un bulletin de vote vous sera remis afin que vous remettiez un prix à la troupe ou au comédien que vous aurez trouvé le plus talentueux.

Réservations à partir du samedi 22 mars auprès du service culturel – Tél. : 01 69 54 40 70 Tarif unique : 7 euros

vendredi 7 mars 2008

LA CONJURATION DES IMBECILES.

Invité par Bastien Crinon (direction artistique) et Thierry Robard

LA CONJURATION DES IMBECILES

D’après l’œuvre de John Kennedy Toole

Le 19 octobre, j’ai été la première personne à être invitée pour voir un passage de la pièce « La Conjuration des Imbéciles » par la compagnie Aurachrome, à l’Atelier à Spectacle de Vernouillet.

Embauche aux pantalons Levy.

M. Gonzales, Miss Trisie, Ignatius, Gus Levy.

Le bureau de l’usine Levy. M. Gonzales, un petit bonhomme tiré à quatre épingles. Miss Trisie, une vieille demoiselle, porte un sac en papier rempli d’un assortiment de morceaux d’étoffes et de bouts de ficelles.

Au moment où je suis entrée dans le séchoir de l’atelier à Spectacle les acteurs faisaient une italienne, tout en préparant la scène : des branchements de câbles, une personne qui tourne en rond, une assise les jambes croisées et qui semble en réflexion, une qui tourne des pages et des pages et pour finir, une qui cherche quelque chose dans les costumes.

Côté cour, une balançoire et au milieu de la scène des écrans blancs, des personnages complètement délirants commencent à jouer, un petit coup dans le micro, des personnes entre les écrans, on dirait qui jouent à cache-cache.

C’était un monde absolument hors du commun, la découverte de l’espace, l’ambiance…Je ne peux pas vous les décrire, il faudra venir voir des vos propres yeux. C’est une pièce à ne pas rater. Et bienvenue dans un univers complètement délirant : humour.

Quinze jours plus tard, je suis retournée voir l’équipe d’Aurachrome et c’était leur denier jour de résidence. Je n’en revenais pas. Ça n’avait rien à voir par rapport à la première fois.

C’est un mélange de comédie, de danse et de musique.

Il faut absolument voir « La Conjuration des Imbéciles » d’après le roman de John Kennedy Toole. Bastien Crinon et Thierry Robard metteur en scène de la Compagnie, en ont écrit l’adaptation.

Le peu que j’ai vu, c’était tellement surprenant que j’ai couru acheter le livre.

A ne pas rater

Vous les retrouverez à l’atelier à Spectacle de Vernouillet (28) le 13 et 14 Mars 2008.

mercredi 28 novembre 2007

La Source: quelques photos.

Jean Michel Ribes à la Source

Samedi 15 Octobre 2007

C’est une association qui est née de la rencontre entre Gérard Garouste, peintre-sculpteur et Christian Gotti, éducateur spécialisé qui désespérait de l’efficacité de son métier. Ensembles, ils ont fait le pari d’associer l'art, l'action sociale et l'éducation pour venir en aide aux enfants les plus défavorisés.



Des artistes qui sont invités en résidence à La Source. Ils ont ainsi la possibilité de développer leur travail personnel et en échange, ils participent à des actions d'éveil à la créativité et d'éducation artistique auprès d'enfants et d'adolescents.
http://www.associationlasource.fr/presentation.html

Chaque année depuis sa création, la Source organise une exposition des œuvres réalisées par les jeunes et les artistes. Chaque année l’exposition est parrainée par un artiste (Gérard Depardieu, Catherine Deneuve, Pierre Arditti… ont étés parrains). Cette année c’était Jean Michel Ribes qui y inaugurait en même temps la création d’un théâtre.

Jean Miches Ribes et Gérard Garouste

mardi 27 novembre 2007

Chacun son tour: quelques photos.





Chacun son tour: "Cyrz, Mick est tout seul, H-Burns"



Vendredi 19 Octobre 2007

Chanson
Chacun son tour
"Cyrz, Mick est tout seul, H-Burns"
Vendredi 19 Octobre 2007 / 21h
Une soirée placée sous le signe de la diversité ! C'est chacun leur tour que les trois chanteurs vont investir la scène de l'Atelier, seul et à la guitare. Trois artistes, trois univers, et trois bonnes raisons de venir !

Cyrz
On disait de Jerry Lee Lewis, pyromane du piano rock n' roll : « sa main droite est blanche et sa main gauche est noire », on peut dire des mains de Cyrz que celle qui tient le stylo est française quand celle qui empoigne le manche de guitare est américaine ! Entre verbe mélancolique et western mélodique, Un morceau de mon avenir, son premier album, résume les douze années que Cyrz a passées dans sa chambre à écrire des chansons (plus de 300 !) Autour des doutes et petits débris de la vie, l'exilé de Montéléger – “le plus beau village du monde”, au cœur de la Drôme – brode de jolies chansons douces-amères au style acéré, aux mots simples, à la poésie espiègle et insouciante. Le tout avec la gravité virevoltante des optimistes lucides !Une promenade introspective à laquelle il est difficile de ne pas se joindre, tant les thèmes évoqués caressent le familier…
Mick est tout seul
Créateur et leader du groupe de rock français Mickey 3D, Mickaël Furnon s'offre ici une parenthèse solo en sortant « Les Chansons perdues », sous le nom de « Mick est tout seul ». Entre deux disques de Mickey 3D, il y a toujours des chansons qui se perdent car j'en écris beaucoup ! On ne peut pas toutes les enregistrer et certaines ne plaisent pas au groupe. Mais celles-là, j'y tenais et je voulais leur donner vie… Comme elles sont liées à des sentiments personnels, l'envie de les chanter seul m'est venu. Musicalement, il n'y a pas trop de différence, mais coté texte, je suis plus dans le sentiment, le voyage intérieur, la poésie... A découvrir donc un Mickey plus intime, plus nostalgique…
H-Burns
H-burns sera là touche américaine de la soirée ! Malgré ses origines rhonesque, Renaud Brustlein de son vrai nom chante en anglais et semble sorti tout droit d'un village perdu de l'Oklahoma ! Ses ballades rugueuses à la guitare déliée, chantant l'esprit des routes et des voies ferrées, concentrent quarante années de musique acoustique nord-américaine, de Johnny Cash à Jason Molina…H-Burns : une bonne nouvelle pour le folk « français » !

Liens web :


Mick est tout seul : http://www.myspace.com/mickesttoutseul
H-Burns : http://www.myspace.com/hburnsmusic
Cyrz : http://www.myspace.com/cyrzmusic

Je n’ai pas vu le spectacle mais j’ai passé beaucoup de temps avec le groupe et c’était vraiment très sympathique et très enrichissant. Ils sont vraiment délirants les uns et les autres. Quelques photos souvenirs qu’ils ont pris avec mon appareil, un peu ratées mais c’est déjà ça. Bob Vincent a enlevé son tee-shirt « Canada old navy 2005 » et comme une grande vedette il me l’a donné en cadeau. Un CD dédicacé par H.Burns…Super soirée quoi.
Et pour couronner le tout j’ai été appelée sur scène par Cyrz.

Voilà l’histoire :
Est-ce qu’il y a des garçons timides dans la salle ?
Pas de réaction du public
Est-ce que les voisins peuvent dénoncer leurs voisins
Pas plus de réaction…
Donc, est ce qu’on peut me ramener Rose-Esther sur scène qui est au conservatoire de Théâtre et qui fais partie de l’accueil.

Apparemment c’était pour mimer une chanson.

Ils sont trouvé le public attentif et réceptif.

CARTE BLANCHE A JEAN- CLAUDE GALLOTTA.

Jeudi 18 octobre 2007

Ce soir je me retrouve au 51 Rue de Bercy , à la cinémathèque Française pour voir carte blanche à Jean-Claude Gallotta (paris 75). Nous avons vu des extraits de captations de spectacles depuis la naissance de la compagnie ( la danse du solstice d’été où les danseurs s’étaient relayés, du lever au coucher du soleil, sur une colline près de Grenoble, Ulysse, Daphnis et Chloé…) et Mammame, remis en scène par Claude Mouriéras dans la gare de l’Est à Paris sous le titre « un chant presque éteint » , puis par Raoul Ruiz. On a voyagé parmi ses œuvres et aussi avec lui, puisqu’il a fait un carnet de voyage filmé pendant la tournée de sa compagnie, le Groupe Emile Dubois dans les pays de l’Est. La musique nous emporte, les images sont magiques et magnifiques, nous voyageons en Serbie, en Roumanie et en Tchéquie et avec lui, nous dansons un peu partout en faisant de belles rencontres avec ces autres cultures. Les danseurs investissent la grande salle de danse de l’immense palais de Ceausescu où l’on y danse pour la première fois. Il y a aussi cette improvisation de danse parmi les sculptures monumentales du musée en plein air des statues de l’ère communiste. Et pour pimenter tout ça, il y a eu une petite dédicace pour Jean-Claude et Mathilde et c’était vraiment très drôle : un extrait d’un film de chorégraphies d’oiseaux dans leur univers naturel et sauvage. C’était étonnant la ressemblance entre ces oiseaux- danseurs et la danse de Jean-Claude.

CARTE BLANCHE A JEAN-CLAUDE GALLOTTA

Le résumé :

Venu des Beaux-Arts, Jean-Claude Gallotta voyage à New York en 1978, où il découvre le travail de Merce Cunningham. À son retour, il fonde avec Mathilde Altaraz le Groupe Emile-Dubois, qui s'insère en 1981 dans la Maison de la Culture de Grenoble. Il y crée Ulysse, chorégraphie ludique qui joue avec les vocabulaires classique et contemporain. Quatre ans plus tard, Gallotta invente le personnage de Mammame dans un ballet éponyme qui deviendra plus tard un film signé Raoul Ruiz. Mammame constitue jusqu'aujourd'hui le fil rouge d'une ?œuvre où la dimension sonore est importante : avec son air perdu, son déplacement gauche et ses onomatopées, Mammame rythme les élucubrations spatiales de danseurs qui peinent à établir un rapport harmonieux à l'espace ou entre eux.

Dès le début des années 1980, Jean-Claude Gallotta prend soin de faire filmer ses spectacles (Daphnis et Chloé, Les Louves...), le plus souvent par Claude Mouriéras, lequel réalise également des films en plein air où le groupe Emile-Dubois figure le mal-être contemporain du corps en milieu urbain (Ils vivaient dans les villes, Un chant presque éteint...). En 1990, Gallotta signe lui-même son premier long métrage, Rei Dom ou la légende des Kreuls, qui sera suivi de plusieurs carnets de voyage filmés.

Dans ses créations plus récentes, le chorégraphe continue d'organiser la confrontation de la danse et de l'ordinarité (Des gens qui dansent, 2006, avec des danseurs amateurs), et de développer un rapport filmique à l'espace dansé : Mammame à l'Est (2003), Trépidantes du patrimoine (réalisé par Gallotta, 2004), Des gens qui dansent au Louvre (2006, captation par La Cinémathèque de la Danse). A l'occasion de la représentation à Paris de sa dernière création Cher Ulysse (Théâtre national de Chaillot, du 12 au 17 octobre 2007), La Cinémathèque de la Danse invite Jean-Claude Gallotta à présenter son œuvre le temps d'une séance de cinéma.

Invités à la première de Cher Ulysse.

C’est la première fois que je voyais Ulysse. Je sais qu’il a été crée en 1981, avant ma naissance. Je sais que beaucoup de gens l’ont découvert pour la première fois au théâtre antique d’Arles, en juillet cette année-là. C'était un lieu magique pour une pièce magique toute blanche. Je sais qu'il y avait une dinde sur la scène...Après, Jean-Claude est devenu l’une des figures de proue de la jeune danse contemporaine et son Ulysse a voyagé dans le monde entier. En 1984, il faisait une escale dans la cour d'honneur du Palais des Papes...avec la sirène toute ruisselante de mer... et enfin, en 93, je crois que c'était la dernière représentation de cette première version, sur la scène de Châteauvallon, avec la mer pour fond de scène.

En 1995, il y a eu cette nouvelle version pour l'Opéra Bastille, avec beaucoup plus de danseurs (le corps de ballet de l’opéra de Paris avec Patrick Dupont et Marie-Claude Pietragalla), avec un autre nom, les variations d’Ulysse, une autre musique et toujours le blanc.

A Chaillot, le 13 octobre 2007, Cher Ulysse n’est pas tout à fait le même, ni tout à fait un autre… Dans sa note d’intention Jean-Claude écrit : « parce qu’en un quart de siècle, le monde a tourné dix mille fois sur lui-même, et pas toujours rond, et souvent ivre de ses propres abjections. La danse ne peut plus y répondre par sa seule beauté, par sa seule innocence »
Il dit aussi du personnage qu’il est «devenu Bloom, le Juif errant de Joyce», et s’adressant à lui dans une missive, il poursuit : «Tu es un Ulysse urbanisé dans les soubassements de la grisaille d’Homère, ton drapeau blanc est levé comme un dernier sourire, j’allais écrire soupir.»

Ulysse n’est plus le jeune homme plein d’espoir qui se lançait à la découverte du monde prêt à larguer toutes les amarres. Sur la scène, le décor blanc est affalé comme les voiles d’un bateau désenchanté, il laisse voir le fond de scène noir, le gris et le noir apparaissent aussi dans les costumes. Une musique électronique, celle du groupe Stringall accompagne ce nouveau voyage.

Vers la fin, Jean-Claude entre sur la scène et annonce dans un porte-voix : « la mélancolie ne passera pas ».

D’accord Jean-Claude, ne laissons pas passer la mélancolie, résistons à toutes ces sirènes qui nous chantent les mérites de l’économie, du fric, du faire comme tout le monde, d’être raisonnable. Suivons nos rêves, écoutons nos utopies, réalisons nos folies !
J’attends ta prochaine version d’Ulysse, dans 2ans ou dans 10 ans ? Sera-t-il devenu tout gris ou tout noir cette fois-ci ou aura-t-il retrouvé sa blancheur immaculée ? Rendez-vous au prochain voyage.

J’ai aimé les rythmes des danseurs, les solos, les duos … et tu sorts de là avec les pas des danseurs dans la tête et tu n’as qu’une envie : danser.

Cher Ulysse à Chaillot

Jeudi 11 Octobre 2007

Cher Ulysse au Théâtre national de Chaillot du 12 au 17 octobre et à la MC2 de Grenoble du 23 au 26 octobre.

Pas tout à fait le même, pas tout à fait un autre. Voilà en substance qui pourrait résumer cet Ulysse version 2007, de retour à Chaillot pour six représentations seulement, avant Grenoble. Il faut aller voir cette danse suave, lumineuse et désespérée tour à tour. Le chorégraphe Jean-Claude Gallotta s'inspirait de l'épopée d'Homère pour une première version en 1981 qui écrivait, blanc sur blanc, la première page d'une nouvelle danse française. Nouvelle mouture en 1993, avant une troisième et dernière aujourd'hui même. Homère toujours là, Joyce aussi. Le chorégraphe a désormais accolé l'adjectif "Cher" à la pièce, comme pour montrer combien il y est attaché. Et nous aussi...


Création le 12 octobre 2007 au Théâtre National de Chaillot

Cher Ulysse,


Ta méditerranée a disparu.Ton ciel aujourd'hui est parcouru de nuages noir pétrole, tes dieux s'y entretuent. La blancheur des années 80, immaculée et espérante, s'est grisée. Il y a quelque chose de fané dans ton royaume.


Tu es devenu Bloom, le juif errant de Joyce. Tu es un Ulysse urbanisé dans les soubassementsde la grisaille d’Homère. Ton drapeau blanc est levé comme un dernier sourire, j’allais écrire soupir. Tu navigues en boucle, et sur les rives d'Ithaque on n'entend plus qu'un blues. Et pourtant tu restes encore tout près.Et pourtant tu nous regardes. Et pourtant tu nous redanses.

http://www.gallotta-danse.com

jeudi 8 novembre 2007

Deux places pour voir Grand Corps Malade au Palais de Congrès

Mercredi 10 Octobre Paris (75)

Palais de Congrès

2 places de la Porte Maillot à 20h30

Nous sommes rentrés dans la salle, installez confortablement dernière rang tout au fond. Nous étions au face à la scène et pile face au personnage de grand corps malade. On pourrait regarder à gauche, en face, à droite sans problème.

Tout le monde applaudir d’impatience. Est apparu le Comte de Bouderbalah, qui faisait la première partie de ce concert. Il fait partie de Jamel Comedy Club. La soirée commence très bien, on rigole bien et c’est super…C’est vrai que la première partie, elle déboité et de plus c’est super que ça soit un de membre de Jamel Comedy Club : Comte de Bouderbalah.

La première partie est finir et les gens attendent avec impatience la suite, la vedette. Ce soir là, il y avait 400 personnes. Attention, il y avait aussi une surprise, des vedettes dans la salle parmi nous. La lumière s’allume, est apparu Grand Corps Malade qui se baigne sur le bain des douches. Des beaux paroles, des musiques resplendissantes, des effets des lumières sympathiques et éblouissantes les unes des autres. C’était vraiment grandiose. Il utilise toute la scène et joue aussi avec ses musiciens.

D’un coup la lumière s’affaibli sur la scène et s’allume à gauche dans le public, on entend une voix : Kerry James. Puis à droite : Souleymane et ensuite au milieu : Diam’s…C’était vraiment un spectacle plein de magie. Je passée une très bonne soirée. De plus, cette salle m’a rappelé la grande salle de Cannes.

Dans le Slam, il y a du duo, des solos, de l’amour, de la haine, de la joie, de la tristesse, du mépris…

Grand Corps Malade à l’Atelier à Spectacle de Vernouillet (28)


Mardi 9 Octobre 2007

Sami Comte de Bouderbala + Grand Corps Malade

Ce soir, j’ai travaillé avec Grand Corps Malade. J’ai fais une rencontre très particulier, Samy, Comte de Bouderbalah. Comme il faisait la première partie de ce spectacle. Il a mangé après, assise à ma droite, à cette grande table vide, on a discuté pendant 20 bonnes minutes du métier de l’art et un peu de tout…Comme je ne pas pu voir le spectacle. Donc, il m’a invité au Palais de Congrès demain (Paris 75).Karim a son tour m’invite. Ils m’ont offert deux invites et si je voulais une troisième, il fallait que j’appelle.

Karim : « Alors au Palais de Congrès demain à 20h !

Grand Corps Malade, porte maillot, guichet invitation au nom de Karim pour Rose-Esther »

Samy : « Tu y arriveras, bonne chance et bonne continuation »

A demain à Paris.

Les citations de Le Comte de Bouderbala

"Je vais fêter la Saint-Valentin avec ma copine Britney. Britney Koulibali. J'hésite entre les offrir des fleurs... et des cheveux"

http://theatre-danse.fluctuat.net/le-comte-de-bouderbala.html

Chanson / Slam
Grand Corps Malade
"Midi 20"
Mardi 09 Octobre 2007 / 21h

« Album révélation de l'année » et « Artiste révélation scène de l'année » aux Victoires de la Musique 2007

Tout commence par des maux, ceux liés à un accident qui le laisse handicapé. Puis viennent les mots, ceux qui lui servent de thérapie…. Fabien Marsaud devient Grand Corps Malade et se lance, dès 2003, dans le slam, cette forme de poésie des temps moderne née au début des années 80 à Chicago. Il écrit ses premiers textes qu'il déclame dans des bars parisiens et après avoir animé de nombreuses soirées, devient le premier slammeur à s'imposer au grand public avec la sortie de son album Midi 20 qui connaît un grand succès.

Avec sensibilité et humour, il évoque sa ville, la vie, l'amour, aussi habile avec les mots qu'à l'aise sur la scène. Dépassant le cadre traditionnel du slam, normalement a capella, il déroule ses figures de style sur un léger fil musical, soulignant l'ambiance du texte. Et sa mélodie opère. Sa voix de basse, sertie de cordes, de percussions, d'un piano et d'une guitare, enveloppe et envoûte.


Récompensé à juste titre aux Victoires de la Musique, Grand Corps Malade a su créer un univers inspiré du béton et de la société actuelle sans tomber dans l'agressivité, le pathos ou la démagogie. ''Ce sont des textes qui peuvent toucher tout le monde parce que j'ai toujours écrit sur des thèmes du quotidien. J'aime dire que je fais de la poésie de proximité. J'utilise des mots de tous les jours pour parler de thèmes de tous les jours.''


Amoureux des mots, chercheur de phrases, tchatcheur urbain…un artiste pas tout à fait comme les autres à découvrir !

Sa poésie est vivante, vraie, imagée, moderne, simple, profonde. Du grand ART.


Liens web : http://www.grandcorpsmalade.com/accueil.htm